CA de l’AGE UQTR: Des élections compromises?

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Le dimanche 19 avril s’est tenu la 447e réunion du conseil d’administration (CA) de l’Association générale des étudiants de l’Université du Québec à Trois-Rivières (AGE UQTR). La rencontre a été chargée émotivement, notamment en raison de l’étude de deux plaintes envers le comité électoral des élections, une mention de blâme adressée à une officière du conseil exécutif (CX) et la fin de mandat pour trois des officier-ère-s. 

L’un des points centraux de la rencontre concernait deux plaintes de candidats expulsés aux élections de l’AGE UQTR, soit celles de Maxime Aké et d’Alban Bomisso. Ceux-ci considèrent leur expulsion comme étant contraire à leurs droits. 

Le nouveau conseil exécutif de l' AGE UQTR, qui entre en poste le 1er mai 2020, aurait pu voir, au dernier CA , sa composition être chamboulée par des élections partielles ou complètes. Sur la photo: Antoine Belisle-Cyr (président),  Jade Lafond (secrétaire générale), Yan-Éric Cossette (v.-p. aux finances et au développement des services) Carolanne Beaudoin (v.-p. aux affaires socioplitiques), Chiraz Dabbabi (v.-p. aux affaires académiques des cycles supérieurs), Marc-Antoine Nadeau (v.-p. aux affaires académiques de premier cycle), Bachir Brah (v.-p. à la vie associative), Étienne Lebel-Michaud (v.-p. aux affaires socioculturelles), Jade Hubert (v.-p. aux communications). Photo: AGE UQTR
Le nouveau conseil exécutif de l’AGE UQTR, qui entre en poste le 1er mai 2020, aurait pu voir, au dernier CA, sa composition être chamboulée par des élections partielles ou complètes. Sur la photo: Antoine Belisle-Cyr (président), Jade Lafond (secrétaire générale), Yan-Éric Cossette (v.-p. aux finances et au développement des services) Carolanne Beaudoin (v.-p. aux affaires socioplitiques), Chiraz Dabbabi (v.-p. aux affaires académiques des cycles supérieurs), Marc-Antoine Nadeau (v.-p. aux affaires académiques de premier cycle), Mamane Bachir Moustapha Brah (v.-p. à la vie associative), Étienne Lebel-Michaud (v.-p. aux affaires socioculturelles), Jade Hubert (v.-p. aux communications). Photo: AGE UQTR

Deux cas de plaintes pour les élections

Chacun des deux candidats ont eu une période dédiée, divisée en quatre parties : témoignage des plaignants, puis celle du comité électoral, questions de la part du CA et délibérations, étape qui excluait les personnes impliquées dans la procédure ainsi que les autres candidat-e-s aux postes concernés (secrétariat général et vice-présidence (v.-p.) aux affaires de premier cycle). 

D’après la correspondance entre respectivement Aké et Bomisso, l’AGE UQTR et le DGE, dont le Zone Campus a eu accès à titre préparatoire pour la réunion du CA, il est possible de connaître en détail les points de litige. Pour le premier, Samuel Gagnon, directeur général des élections, a fait parvenir deux mentions de blâme, concernant le même cas, pour avoir «[intéragit] avec la publication d’un autre candidat : aimer, réagir, commenter ou partager la publication d’un candidat», selon les consignes reliées à la campagne en ligne. Après avoir refusé de suivre la consigne, Aké s’est donc vu exclure de la campagne. En réplique, la plainte de ce dernier stipule que son retrait lui a «porté préjudice», selon l’article 8.10.2.4 des Statuts et règlements de l’AGE UQTR. Il a même réclamé l’annulation des élections. 

Deux candidats exclus aux élections de l’AGE UQTR ont pu faire valoir leur cause durant le CA.

Le second cas s’avère similaire, puisque l’exclusion de la candidature a été faite à la suite de deux mentions de blâme en lien avec une publication Facebook, que Bomisso a décrit comme un «S.O.S.» à propos des impacts de la COVID-19 sur les étudiant-e-s internationaux-ale-s. Il considère le retrait de sa candidature comme discriminante et portant «atteinte à sa liberté d’expression et d’opinion».

Cette partie du CA s’étant déroulée à huis clos, il est donc impossible d’en dévoiler les détails…

Pour les deux cas, le CA a rejeté les plaintes à presque l’unanimité, avec seulement deux votes en faveur pour l’un des cas. 

Mention de blâme 

Le secrétariat général et la présidence du CX de l’AGE UQTR a proposé d’adopter une mention de blâme envers la vice-présidence aux affaires académiques des cycles supérieurs. Parmi les points reprochés : participation non complète ou absence totale à des activités, disponibilités restreintes pour des réunions ou des permanences, retards jugés injustifiés. Selon les porteurs de la proposition, l’officière concernée aurait été rencontrée à plusieurs reprises durant son mandat afin d’en faire part et de l’aider à apporter des correctifs.

Pour sa défense, Chiraz Dabbabi a expliqué entre autres vouloir prioriser le suivi des dossiers académiques d’étudiant-e-s qui l’ont contactée. Elle stipule également avoir été présente, sauf à une occasion, à toutes les rencontres du CX et du CA. Dabbabi affirme également avoir donné ses disponibilités pour ses présences au bureau.

Les adminstrateur-ice-s ont eu l’occasion de s’exprimer sur ce point. Il a été évoqué une période d’adaptation plus longue en tant qu’étudiante internationale, des conflits de personnalités, un problème de gestion de priorités. Toutefois, la qualité du travail du suivi des dossiers étudiants a été soulignée de la part de membres du CA.

Une mention de blâme temporaire de deux semaines au dossier a été adopté.

Le vote en faveur de la mention de blâme a été majoritaire, avec 17 pour (59%) et 12 contre (41%). Il faut souligner que cette mention de blâme, considérée comme un avertissement, sera effacée lorsque Dabbabi entamera son deuxième mandat le 1er mai prochain. 

Des élections compromises ? 

Étienne Lebel-Michaud, v.-p. aux affaires socioculturelles, a souligné une faille dans le système de vote électronique pour élire le nouveau CX. En demandant à une étudiante en mobilité, présente à l’UQTR pour une ou deux sessions maximum et qui n’est donc pas membre de l’AGE UQTR, celle-ci a pu se rendre au portail étudiant afin d’enregistrer avec succès son vote. Le C.A. devait donc décider si les élections étaient valides ou non. Finalement, elles ont été maintenues, avec une exigence auprès du secrétariat général de travailler sur le dossier avec les Services des technologies et de l’information de l’Université. 

Une faille dans le système de vote de l’AGE UQTR aurait pu chambouler l’issue des votes…

Samuel Gagnon explique que le vote test de l’étudiante internationale n’a de toute façon pas été déterminant pour réélire Lebel-Michaud, qui a obtenu 434 votes sur les 691 comptabilités pour son poste. Aussi, Jimmy Lacourse, président de l’AGE UQTR, a mentionné qu’avec environ 300 étudiant-e-s en mobilité, le nombre lui semblait insuffisant pour influencer les résultats, en se fiant au taux de vote général (9,5% en 2020, sur quelque 10 500 personnes éligibles). 

Concernant le dossier du projet de Centre de la petite enfance géré par l’AGE UQTR, le CA a adopté la proposition d’emprunt de 2M$ auprès d’une institution bancaire. Selon Lacourse, l’association étudiante prévoit dépenser environ 1,5M$, mais explique que le montant adopté l’est par précaution. Le président de l’AGE UQTR explique également que ce montant serait remboursé d’ici 10 ans. 

La rencontre s’est terminée par le témoignage ému des officier-ère-s sortant-e-s, soit Marie-Chantale Delaney (v.-p. aux affaires académiques de premier cycle), Jimmy Lacourse (président) et Martine Lefebvre (v.-p. aux communications). Le nouveau CX prendra place officiellement le 1er mai prochain.

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