Campus de l’UQTR de Drummondville : Un projet entre retards et polémiques

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La conférence de presse qui s’est tenue le 9 septembre dernier à Drummondville. Photo: En tête UQTR
La conférence de presse qui s’est tenue le 9 septembre dernier à Drummondville. Photo: EnTête UQTR

Le 22 septembre dernier marquait la fin des pourparlers quant à l’avenir du futur campus de l’UQTR à Drummondville entre d’une part, le maire de Drummondville ainsi que la direction de l’université et d’autre part, le gouvernement. Lors de la conférence de presse du 9 septembre 2014, le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, en présence de la rectrice, Nadia Ghazzali, du ministre de l’Éducation Yves Bolduc et d’une trentaine d’intervenants du Centre-du-Québec et de l’UQTR, se disait «très heureux» d’annoncer un possible accord sur le projet entre le gouvernement et la ville.

Ainsi, en date du 22 septembre, date butoir reliée aux appels d’offres, un accord a été trouvé entre les parties. Les autorisations ministérielles obtenues dans les délais prévus auront permis à la Ville de Drummondville de procéder à l’adjudication des contrats aux entrepreneurs pour la construction du campus. La Ville de Drummondville entreprendra donc des travaux de construction évalués à 24 millions $.

Remontons au 6 septembre 2013, où le Parti Québécois approuvait et concrétisait la réalisation du projet de campus de l’UQTR à Drummondville. En raison du changement de gouvernement au printemps 2014, mais également en raison du caractère peu habituel de l’entente entre la ville et l’UQTR, le chantier de Drummondville accuse plusieurs mois de retard. C’est qu’il est particulier qu’une ville procède à la construction d’un bâtiment pour ensuite le louer à une université sur un bail à long terme, soit de 25 ans, renouvelable, avec la possibilité d’y apporter quelques ajustements.

Le projet de bail révisé du futur campus a été adopté dans son intégralité au conseil d’administration de l’UQTR qui se tenait également le 22 septembre. Les détails du projet ainsi que les prochaines étapes à venir liées à la construction du campus seront précisés prochainement.

Selon les projections de septembre 2013, le projet serait doté d’un bâtiment de 9300 mètres carrés sur trois étages avec une capacité d’accueil d’environ 1000 étudiants.

Rentrée prévue pour 2016

Le campus devait ouvrir ses portes pour la session d’automne 2015, mais le maire de Drummondville affirmait ce 22 septembre que la priorité dans ce dossier n’était pas tant les délais de construction, mais plutôt la finalisation des accords entre le gouvernement, l’UQTR et la ville.

Ainsi, on entrevoit déjà que le campus pourrait n’ouvrir ses portes qu’à la session d’hiver 2016. En attendant, les étudiants déjà inscrits aux baccalauréats en éducation et en sciences infirmières continueront leur scolarité dans les locaux du Cégep de Drummondville.

Selon les projections de septembre 2013, le projet serait doté d’un bâtiment de 9300 mètres carrés sur trois étages avec une capacité d’accueil d’environ 1000 étudiants. L’éducation, l’administration, les sciences comptables, l’informatique, le travail social et les sciences infirmières seraient les programmes privilégiés.

Le projet prévoit également la création d’un stationnement payant pour accueillir les quelque 750 étudiants motorisés. Le service de transport en commun de la ville sera réactualisé afin de faciliter l’accès à l’université.

Une polémique écologique

Néanmoins, depuis quelques semaines, le projet fait face à une nouvelle polémique. La construction d’un bâtiment et de 400 places de stationnement serait réalisable uniquement avec la destruction d’un écosystème forestier exceptionnel dans un quartier résidentiel en périphérie de Drummondville.

Dans une lettre ouverte publiée le 8 septembre dernier dans le quotidien régional, le groupe Éco-citoyens dénonçait ce projet ainsi que la politique de développement durable de l’UQTR qu’il juge à double sens. Le groupe Éco-citoyens expliquait ainsi que plusieurs terrains vagues et d’anciennes usines désaffectées sont disponibles et plus accessibles pour l’implantation du nouveau campus à Drummondville et propose notamment de réhabiliter ces lieux, tels que l’usine Fortissimo ou l’usine Swift qui seraient, elles, plus conformes à la politique de développement durable de l’UQTR.

L’Association Générale des Étudiants de l’UQTR (AGE) s’est également prononcée contre ce projet de déforestation lors de son dernier conseil d’administration du 21 septembre.

Le nouveau campus de l’UQTR à Drummondville devrait ouvrir ces portes à l’hiver 2016.

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