Concert d’André Bachleda : Guitare manouche au Zénob

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Daly Collin. Crédit photo : Carol-Ann Tellier

Il y a eu ce vendredi dernier dans l’ambiance tamisée et intime du café-bar Zénob, la visite de l’artiste André Bachleda accompagné de talentueux musiciens pour la sortie de son dernier album Le Vieux Chien, qui a été enregistré en live au Studio Mix Art à Montréal. Originaire de Cracovie, André Bachleda a immigré en France pendant sa jeunesse et a ensuite étudié la guitare classique aux États-Unis.

Son premier album est sorti en 2003, s’intitulant The Thaw, et il en compte ensuite dans son répertoire plus d’une dizaine d’autres, avec plusieurs collaborations avec des artistes variés. Il est maintenant dans un projet de musique qui a pris forme entre l’association du chanteur-guitariste et de Jacques Kuba Seguin, un trompettiste de jazz.

Une chanson exclusivement interprétée par l’ensemble de cordes. Photo : Daly Collin

C’est une contribution à laquelle s’est ajouté le contrebassiste Simon Pagé et le batteur Noam Guerrier Freud pour créer son dernier album, qui est considéré comme «un répertoire de chansons françaises au lyrisme nocturne et rythmes de guitares manouche». Avec cette tournée, c’est la première fois que le guitariste et chanteur vient jouer au Canada. La formation musicale était plus tôt dans la semaine en entrevue de radio à l’émission Quand le jazz est là, animé par Stanley Péan et était également en concert au bar-spectacle l’Escogriffe ce mardi dernier.

Vendredi 24 janvier a eu lieu un concert qui fit déplacer des personnes de tous âges, de toutes villes, que ce soit dans la vingtaine, la soixantaine, et voyageant de Québec ou de Montréal. Le spectacle commença rapidement avec un premier morceau s’intitulant la nuit, parlant de voyage, comportant de bons solos de trompette animés qui débuta la soirée en force. Lors de leur deuxième morceau, qui est la chanson principale du dernier album, le vieux chien, les spectateurs.trices dansaient et tapaient des mains avec enthousiasme sur le rythme entraînant. Ce fut un répertoire majoritairement français, ayant une chanson dans sa langue maternelle sur l’album, soit le polonais, qui s’appelle Nie Bede. Une autre chanson polonaise fut interprétée lors du rappel à la fin.

La formation de cordes et de cuivre joue avec une profonde influence dite manouche

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Solo de trompette par Jacques Kuba Séguin lors du commencement du concert. – Photo : Daly Collin

La formation de cordes et de cuivre joue avec une profonde influence dite manouche, soit du jazz prenant pour inspiration les styles de musiques gitanes et françaises. Ce fut d’impressionnants solos de trompette, de guitare et même de contrebasse jusqu’à la fin ayant des morceaux de musique variés; comportant une valse qui fut appréciée et une rotation d’instruments venant apporter des sons plus recherchés avec l’emploi d’une sourdine pour Jacques Kuba Séguin et d’une seconde guitare pour André Bachleda lors de la deuxième partie du spectacle.

Il y avait un plaisir visible entre les musiciens à jouer ensemble et à se répondre lors des parties instrumentales qui sont propres au style jazz et la foule ne pouvait qu’y répondre positivement. Toutes les places assises étaient prises, beaucoup profitaient du spectacle debout, bougeant sur la musique rythmée. Ce fut une belle soirée de jazz qui fut donnée par des artistes de talent qu’il faut suivre de près.

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