Constant Awashish, Grand chef de la Nation Atikamekw à l’UQTR

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Le vendredi 27 janvier à midi se tenait la conférence de Constant Awashish, Grand chef de la Nation Atikamekw. C’est dans une ambiance d’ouverture que l’artiste Jacques Newashish a pu purifier Constant Awashish, Christian Blanchette ainsi que la salle 1050 du pavillon Michel-Sarazin. M. Awashish a parlé de quelques notions historiques, par exemple, la Confédération canadienne ou encore la relation qu’entretenait les Premiers peuples ainsi que les colons. Ensuite, il a pu expliquer brièvement son projet d’autodétermination et d’autogouvernance. Il expliqua qu’il aimerait revenir au temps du Wampum. Finalement, diverses ressources disponibles à la communauté universitaire furent présentées par Mme Caroline Levasseur.

Crédit : Site Web En tête UQTR

L’ ouverture

Ce sont Julie Rock ainsi que Émilie Hébert-Houle qui ont ouvert la conférence. Mme Rock est membre de la communauté Innu. Elle est professeur au département de psychoéducation et de travail social. Mme Hébert-Houle fait partie du département des sciences de l’éducation. Celle-ci a été récemment embauchée afin de travailler sur les réalités autochtones.

Mme Rock s’est présentée ainsi que les dossiers et les projets sur lesquels elle travaille. Ensuite, Mme Hébert-Houle a tenu à souligner, suite à son annonce de sa nouvelle embauche, la volonté de l’UQTR à tisser des liens avec les Premières Nations. Elle l’a décrit comme un symbole de réconciliation et d’ouverture du milieu universitaire pour les Premiers Peuples.

Crédit : journaliste

Prières et purifications

Après le court discours d’ouverture des deux dames, celles-ci ont fait place à M. Jacques Newashish. Cet « aîné » a d’abord expliqué l’importance des prières et des purifications autochtones. Il aborda très brièvement sa triste relation avec les pensionnats autochtones et pourquoi il désire partager son art. Celui-ci est peintre, sculpteur, acteur, raconteur et le fondateur de la boite de production NewA.

M. Newashish a ensuite invité le Grand chef atikamekw, Constant Awashish, ainsi que le recteur, Christian Blachette, afin de les purifier à l’aide de sauge. Ensuite, il continua avec des chants traditionnels, accompagné de son membranophone, et fit une prière. Les paroles exprimées ont permis à l’ensemble des gens dans la salle de se reconnecter avec l’environnement.

L’artiste Jacques Newashish qui est en train de purifier le recteur, Christian Blanchette. Crédit : Journaliste

Le coeur

Après un bref discours du recteur, M. Blanchette, M. Constant Newashish a commencé sa conférence en expliquant qu’il souhaite éduquer les allochtones sur les réalités autochtones.

« Je désire enlever les barrières qui nous séparent ».


– Constant Awashish, Grand chef Atikamekw

Il déplora l’image des peuples autochtones véhiculés par certains médias. Il expliqua que parfois, ils sont présentés uniquement comme des gens qui « bloquent des routes ou des ponts ». Il continua en disant que le terme « revendications territoriales » fait peur aux non-autochtones. En rigolant, il a alors dit que le désir des communautés autochtones n’est pas de « renvoyer les gens en Europe ».

« On veut être pris en compte, on veut être considéré, et surtout, faire respecter nos droits ».

– Constant Awashish, Grand chef Atikamekw

Par la suite, le Grand chef expliqua ce qu’est un droit ancestral. Il continua à expliquer, et ce, pendant un long moment, la relation qu’entretenait les Premiers Peuples ainsi avec les colons français.

« On était des amis, des alliés, des collaborateurs ».

– Constant Awashish, Grand chef Atikamekw
Crédit : journaliste

Il aborda également les effets négatifs de la théorie de l’évolution sur son peuple. Que celle-ci contribua à véhiculer l’idée que les Premiers Peuples étaient des peuples inférieurs. Il parla également de la Confédération et par le fait même du rejet du wampum. Plus tard, il parla de la participation des Premières Nations à la première et deuxième guerre mondiale ainsi que de leur non-reconnaissance comme vétéran.

Suite à cela, il dira que pour amorcer une réconciliation, il faut comprendre l’histoire. Finalement, il aborda brièvement, et ce, par manque de temps, son projet d’autodétermination. Il désire vivre comme avant la Confédération canadienne, c’est-à-dire vivre selon le wampum. Il ajouta que lorsqu’il parle d’autogouvernance, il parle de délégation et division du pouvoir au Canada.

« Nous faisons tous partie du même écosystème économique ».

– Constant Awashish, grand chef Atikamekw

Ressources disponibles

Pour conclure la conférence, Mme Caroline Levasseur du bureau de pédagogie de l’UQTR, a présenté diverses ressources afin d’accompagner les enseignants ainsi que la population étudiante. Celles-ci sont disponibles en contactant directement le bureau de pédagogie.

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