En échappée: Les hymnes nationaux, dépassés?

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Vincent Boisvert. Photo: Mathieu Plante
Vincent Boisvert. Photo: Mathieu Plante

Grosse controverse depuis quelques semaines aux États-Unis. Les commentaires disgracieux du président américain, Donald Trump, en lien avec les joueurs qui s’assoient ou s’agenouillent durent les hymnes nationaux. Bien que de discuter du spectre politique américain avec vous m’enchante, je laisserai le soin à d’autres de le faire. Par contre, puisqu’il y a un inévitable et malheureux mélange entre le sport et la politique, je me permettrai de donner mon opinion…

Je tiens aussi à spécifier que j’avais trouvé ce choix de chronique depuis plusieurs semaines, et que j’ai décidé d’en parler suite aux controverses que l’on assiste depuis quelque temps. En aucun cas je ne me servirai de cette chronique afin de défendre Trump et ses propos, qui ne reflètent en rien mes opinions.

Grand partisan de plusieurs sports, dont les quatre majeurs en Amérique du Nord (baseball, basketball, football et hockey) je me questionne depuis quelques années sur la pertinence de l’interprétation des hymnes nationaux durant les évènements sportifs.

Sans jamais vouloir manquer de respect envers le drapeau canadien et américain, ni même aux soldats qui se battent pour, je crois que cette pratique est rendue obsolète.

J’ai assisté à un match de l’Impact de Montréal récemment, contre le Minnesota United Football Club (FC), et l’alignement de l’équipe montréalaise comportait plusieurs joueurs de nationalités différentes, provenant principalement de l’Afrique. Malgré cette superbe diversité culturelle, ce fut les hymnes nationaux canadiens et américains qui ont été joués.

Même chose au hockey. Une équipe de la Ligue Nationale (LNH) peut comporter dans son alignement plusieurs joueurs européens. Que ce soit des joueurs provenant de la Suède, la Finlande, la République Tchèque ou même l’Allemagne, il y a de plus en plus de joueurs issus de l’Europe qui foulent les différentes glaces de la LNH. Et pourtant, à chaque match, ce sont les deux hymnes nationaux qui y sont interprétés. Sans jamais vouloir manquer de respect envers le drapeau canadien et américain, ni même aux soldats qui se battent pour, je crois que cette pratique est devenue obsolète.

Personnellement, je ne ferais plus jouer aucun hymne national dans aucun match d’aucun sport, sauf si ce match est international. Selon moi, l’hymne national d’un pays ne devrait être joué seulement lors de la Coupe du monde ou des Jeux olympiques. Ainsi, chaque joueur sur le terrain ou sur la glace se sentira directement concerné, puisque c’est automatiquement son hymne national qui y joue.

Je ne ferais plus jouer aucun hymne national dans aucun match d’aucun sport.

Comme je disais tout à l’heure, je ne veux pas manquer de respect au drapeau canadien. Mais je me questionne toujours sur la pertinence de faire jouer le Ô Canada dans un match de hockey senior à Saint-Cyrille-de-Wendover un vendredi soir, alors que la moitié des spectateurs ne se lèvent même pas debout. J’exagère, mais vous comprenez mon point…

Thomas Chabot, un parcours rempli de surprises!

Thomas Chabot, le prochain défenseur numéro deux des Sénateurs d’Ottawa, a été initialement retranché à la fin du camp d’entraînement. Clairement rendu trop fort pour la Ligue de hockey junior majeure du Québec (LHJMQ), Chabot avait bon espoir de percer l’alignement des Sénateurs. Malgré de belles performances, le natif de la Beauce s’est rendu à Belleville, dans la Ligue américaine de Hockey (AHL). Malgré la déception des partisans et très probablement de Chabot lui-même, un passage dans la AHL n’est jamais une mauvaise chose. Personne dans le monde du hockey professionnel ne vous dira qu’ils ont passé trop de temps dans la AHL.

Le plan de Pierre Dorion, le directeur général, et de Guy Boucher, l’entraîneur-chef, était assez simple: laissons-lui le temps de se développer. Qui plus est, les Sénateurs sont passés à une victoire, un seul but même, d’aller en finale de la Coupe Stanley, contre les Prédateurs de Nashville. Ils ont une bonne équipe sur papier, et j’ai cru sincèrement qu’ils ont pris la bonne décision d’envoyer Chabot en bas. Mieux vaut pour lui de jouer des minutes de qualité dans la AHL que sept ou huit minutes avec le grand club.

Un passage dans la AHL n’est jamais une mauvaise chose…

Toutefois, une belle surprise attendait Chabot dimanche dernier: les Sénateurs l’ont rappelé en renfort. (RDS, dimanche 8 octobre 2017)

Plusieurs excellents défenseurs de la Ligue nationale (LNH) sont passés par la AHL. Duncan Keith avec les Blackhawks, Erik Karlsson avec les Sénateurs, Shea Weber avec les Canadiens, et même P.K Subban, à l’époque. La plupart des défenseurs que je viens de nommer feraient partie de l’alignement partant de l’équipe canadienne lors des prochains Jeux olympiques.

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