En pleine face : 2013 — Quelques évènements à surveiller

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L’année 2012 fut sans conteste une année remplie de rebondissements. Nous avons connu le plus grand mouvement de grève étudiante depuis les années soixante et la division évidente qui s’en est suivie. Nous avons aussi élu un gouvernement un peu moins pire que le dernier avec, à sa tête, la première Première ministre du Québec. De plus, le jeune Aussant a perdu ses élections. Finalement, sur la scène locale, l’AGE UQTR a souffert d’incompréhensions, de supposées suppositions, d’incompétence et de renvois et démissions encore difficiles à expliquer.

Heureusement, nous nous en sommes sortis sans trop de heurts et pouvons regarder de l’avant, vers cette nouvelle année qui commence. Une année qui s’annonce, elle aussi, chargée. Voici ce que nous réserve 2013.

Le Sommet sur l’éducation

Ceux qui croyaient avoir fini d’entendre parler des «maudits» étudiants et de leurs revendications en 2013 pourraient être surpris. En effet, le Sommet sur l’enseignement supérieur organisé par le journaliste ministre Pierre Duchesne s’annonce fort en rebondissements cette année.

C’est un secret de polichinelle que l’ASSÉ s’efforcera de perturber autant qu’elle le pourra ce Sommet pour que l’on parle de l’irréalisable et dogmatique gratuité scolaire, alors que les fédérations feront les belles auprès de leurs amis péquistes. La TaCEQ, pour sa part, tentera de ne pas se faire oublier alors que les recteurs essaieront de faire pitié en menaçant de bouder les rencontres. Le tout, bien sûr, pour donner une opportunité au PQ d’imposer sa faveur à l’indexation des droits de scolarité. Il ne faut pas rêver.

Et l’AGE UQTR dans tout ça? Sera-t-elle partie prenante du Sommet? Fort est à parier que non. Ne faisant pas partie d’une association étudiante nationale, il est virtuellement impossible qu’on lui fasse une place d’importance dans les démarches. Cependant, il existerait une issue.

Effectivement, il se pourrait que l’AGE UQTR tente de réactiver l’Association nationale des étudiants du Québec (ANEQ), la défunte association nationale des étudiants désertée après maintes déchirures et dissensions au début des années 1990. Tel un certain docteur Frankenstein, l’AGE UQTR s’est donné le mandat de réveiller les morts et de tenter de reformer une ANEQ constituée d’associations orphelines. Il s’agirait, pour notre petite association, d’occuper une place plus grande que celle qui lui serait accordée au sein des autres grandes associations.

Cependant, la possibilité de l’AGE de s’affilier à une association nationale reste peu probable. Afin de remettre sur pied l’ANEQ, il faut d’abord trouver d’autres regroupements d’étudiants qui seraient intéressés à se lancer dans une telle entreprise. Ensuite, il faut mettre la main sur les lettres patentes de l’association, retravailler la charte afin de finalement soumettre l’affiliation au vote des étudiants sous la forme d’un référendum qui ne sera pas gagné d’avance. Évidemment, il faudrait que tous ces astres soient alignés, ce qui n’est pas une mince affaire. Et oublions le Sommet de février!

Élections

La vie d’un gouvernement minoritaire est toujours variable et dépasse rarement les 24 mois. Cependant, le gouvernement Marois, qui se met souvent parfois les pieds dans les plats, pourrait bien être défié par un Parti libéral pressé d’ici la fin de l’année 2013. Nous pourrions donc nous retrouver en situation électorale au Québec pour une deuxième fois en deux ans. Nous aurions encore la chance de choisir le moins pire des gouvernements et confirmer encore cette année à quel point le Québec est déchiré entre la gauche, la droite, l’identité et la continuité. Espérons simplement que le gouvernement prendra les bonnes décisions et fera peu de bêtises, question de repousser un peu l’échéancier électoral et nous offrir une pause d’élections.

Parlant de se mettre les pieds dans les plats, soulignons que les élections de l’AGE UQTR auront lieu au printemps. Cette élection risque d’être haute en couleur vu l’entrée en vigueur de la nouvelle politique électorale de l’association qui limite de beaucoup l’accès des membres souhaitant s’impliquer dans la vie associative. La nouvelle politique électorale, telle qu’adoptée par le Conseil d’administration de l’AGE UQTR, impose la mise en place d’un comité responsable d’évaluer l’éligibilité des candidatures d’étudiants qui souhaiteraient s’impliquer en tant qu’officiers.

Ce type de mesure a pour but officiel de s’assurer que l’étudiant ait un minimum de connaissance du fonctionnement de l’association étudiante. Entre autres, on pourrait demander aux candidats d’avoir occupé un poste au sein de leur association ou d’avoir de l’expérience dans une instance de l’AGE. Ce genre de critères est pourtant un cauchemar pour la démocratie à l’UQTR. Il est irréaliste, et même irresponsable, de limiter les possibles candidatures lors d’élections qui ont du mal à rallier les étudiants.

Soulignons d’ailleurs que le taux de participation lors de ces élections ne dépasse jamais la barre des 20%. De plus, il est arrivé souvent ces dernières années qu’il n’y ait même pas assez de candidats pour combler tous les postes ouverts à l’élection. Il fait nul doute qu’une procédure aussi ridicule et asphyxiante pour notre démocratie fera des vagues pendant l’année 2013.

En somme, cette année qui s’en vient s’avère assurément intéressante. Le monde étudiant n’a certainement pas fini de nous surprendre et la politique, qu’elle soit locale ou nationale, nécessitera notre attention, question de ne pas trop nous en faire passer sous le nez. Bonne année à vous chers lecteurs adorés! Continuez à nous lire et à réagir!

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