Entre les deux pôles: La peur des hauteurs, chiens, aiguilles et ascenseurs

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Les troubles anxieux touchent 12 % de la population canadienne et sont les troubles de santé mentale les plus fréquents au Canada. Parmi ceux-ci, il existe plusieurs types de difficultés liées à l’anxiété, dont par exemple les phobies simples, l’anxiété généralisée, le trouble panique avec ou sans agoraphobie et la phobie sociale. Le présent article a pour objectif de présenter et différencier les phobies simples qui sont très fréquentes dans la population générale.

Peut-être souffrez-vous ou connaissez-vous des personnes de votre entourage qui ont la phobie des ascenseurs, des serpents ou des pièces sans fenêtre et ouverture? Il est possible que ces personnes vivent des phobies et que ces dernières leur fassent vivre des émotions paralysantes liées à la peur, allant jusqu’à un degré plus ou moins élevé d’invalidité dans leur fonctionnement quotidien.

La phobie simple est la peur d’un objet et il en existe quatre catégories principales, dont la première est celle en lien avec des animaux ou des insectes. C’est la peur d’espèces comme les mammifères, insectes, oiseaux, reptiles ou amphibiens. Cette phobie peut, d’un côté, être invalidante dans certaines situations particulières et, d’un autre côté, ne pas du tout affecter le fonctionnement de la personne, du moins tant qu’elle n’a pas à y faire face.

Par exemple, si vous habitez dans une ville au Québec et que vous avez la phobie des tarentules, il y a moins de risques que cela vienne déranger votre quotidien de façon importante contrairement à si vous vivez en pleine jungle. En ville, vous n’avez alors qu’à éviter de rendre visite à des personnes ayant des tarentules en liberté, ce qui est déjà très peu courant. Si vous avez peur des chats, vous aurez probablement plus fréquemment à faire face à l’objet de votre peur et cela risque de modifier vos activités et déplacements. L’environnement a donc une place importante en ce qui concerne l’impact d’une phobie sur le fonctionnement d’une personne.

Ensuite, il y a la phobie simple associée aux injections, au sang ou aux accidents. Cette dernière consiste à ressentir un malaise intense à l’idée de s’imaginer et de savoir que l’objet de la peur est à proximité de soi, ou de sa présence éventuelle. Par exemple, des personnes peuvent s’évanouir en raison d’une baisse de pression lorsqu’elles sont confrontées à une seringue ou à la vue de sang chez un autre individu. Plusieurs éviteront d’aller à l’hôpital ou d’aller chez le dentiste pour cette raison.

Il y a aussi la phobie simple de type situationnelle qui concerne des situations précises où la personne vit une peur déraisonnable pouvant la limiter dans ses déplacements et activités. Il en existe différents exemples comme l’avion, les ponts, les espaces fermés, les ascenseurs, les transports en commun, etc. Une personne ayant la phobie de l’avion peut s’empêcher de voyager et rester chez elle afin de ne pas faire face à l’objet de sa peur. Pour cette raison, elle s’empêchera d’explorer le monde et se limitera.

En vivant dans le désert, une personne ayant une phobie des orages présente moins de risques d’en être affectée dans son fonctionnement, qu’un autre individu vivant dans la forêt tropicale.

Si une personne a la phobie des ponts et qu’elle habite dans une petite ville où il n’y a aucun cours d’eau, il y a beaucoup moins de possibilités qu’elle soit confrontée à l’objet phobique. Cependant, si elle habite à côté du fleuve Saint-Laurent, les risques augmenteront. Par ailleurs, si elle doit aller rencontrer une personne ou travailler en passant par ce pont, il est possible que cette dernière évite d’aller à destination et se fermer à plusieurs opportunités. L’évitement est fréquent dans ces phobies et cette stratégie sert à soulager temporairement la peur, sans la guérir, et c’est là un piège à éviter.

Finalement, la phobie simple de type environnemental concerne toutes les conditions impliquant des éléments naturels et événements provoquant une peur démesurée. La foudre peut être une source de phobie, tout comme aller sur l’eau ou les hauteurs. Contrairement à la phobie de type animale, la phobie environnementale de l’eau concerne précisément le monde marin et non une espèce animale quelconque qui y vit. Ce type de phobie peut également affecter le fonctionnement de la personne selon l’endroit où elle habite.

En vivant dans le désert, une personne ayant une phobie des orages présente moins de risques d’en être affectée dans son fonctionnement, qu’un autre individu vivant dans la forêt tropicale. Cette phobie est moins évidente à contourner, car elle arrive de manière surprenante et sans possibilité d’y changer quoi que ce soit. Certaines personnes tenteront de fuir en se cachant dans un placard ou en se mettant en dessous d’une table.

Malgré ces grandes familles qui comportent un large éventail de phobies simples différentes, il y en existe d’autres qui ne sont pas mentionnées ici. Un des éléments à savoir est qu’il est possible de guérir d’une phobie en la confrontant de manière graduelle, avec l’aide d’un thérapeute. Cette technique aide la personne à faire face à sa peur et a pour mission de tenter de l’apprivoiser un pas à la fois. Cela fonctionne en commençant en étant accompagné, afin d’être capable ensuite de le faire par soi-même et de pouvoir généraliser cela dans la vie de tous les jours pour ne plus en être prisonnier.

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