«Entre les deux pôles»: Présentation générale des substances psychoactives

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Il est connu au Canada que l’alcool, les drogues illicites et le tabac sont associés à plus de 80 traumatismes et maladies (Statistique Canada). Cependant, il est nécessaire de souligner que celles-ci ne sont pas inévitables, et qu’elles pourraient ne pas exister sans la prise de substances.

Il existe trois grandes catégories de substances psychoactives, caractérisées selon leurs effets sur l’organisme. En premier lieu, il y a les stimulants qui incluent des substances comme la caféine, la cigarette, les boissons énergisantes, les amphétamines/méthamphétamines, la cocaïne et le crack. Certains médicaments comme le Ritalin, Concerta, Dexédrine, Biphentin, Adderall ou Vyvanse sont aussi des psychostimulants ayant des mécanismes semblables à ces drogues sur le cerveau.

Ces médicaments sont souvent utilisés pour traiter le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité. Cependant, il peut également arriver qu’un individu en consomme sans réel besoin médical (ex.: pour faire face à la fatigue).

Les effets des stimulants sont variables, selon la drogue en question. Cependant, certains stimulants auront des effets mineurs sur le fonctionnement immédiat de la personne (ex.: tabac ou caféine), comparativement à d’autres qui auront des effets plus importants et remarquables dans le comportement des usagers (ex.: cocaïne ou amphétamines). Toutefois, cela ne signifie pas qu’ils sont moins nocifs à long terme.

Par exemple, en plus d’être associée à des problèmes cardiovasculaires, pulmonaires et chroniques, la cigarette est la cause de plus de 85 % à 90% des cas de cancer du poumon, et est directement reliée à 30 % des décès liés au cancer au Canada (Société Canadienne du Cancer). La légalité d’une substance ne signifie pas que son usage demeure banal.

En deuxième lieu, la famille des dépresseurs inclut des substances comme l’alcool, les solvants volatils et la colle, l’héroïne, le GHB, la méthadone, l’opium, les tranquillisants et les somnifères. De plus, il existe également les barbituriques, ainsi que des médicaments ayant des propriétés anxiolytiques, en tant que dépresseurs du système nerveux central.

Plusieurs des médicaments «benzodiazépines» les plus connus sont l’Ativan, le Librium, le Rivotril, le Serax, le Valium et le Xanax. Ceux-ci provoquent des effets semblables à l’alcool et causent fréquemment une accoutumance (ou «dépendance») chez les consommateurs. Toujours dans la famille des dépresseurs, il existe également les médicaments analgésiques (antidouleurs) comme la morphine, la codéine ou le Dilaudid.

La troisième famille, celle des perturbateurs/hallucinogènes, comprend le LSD, le PCP, le cannabis, les champignons toxiques, la salvia, la kétamine et le Spice (cannabis synthétique). Plusieurs de ces drogues causent des hallucinations et des modifications des perceptions physiques et visuelles. De plus, certaines de ces substances, comme le PCP ou le LSD, causent de graves dommages à long terme sur la santé d’un individu. Les cas de psychoses toxiques ou de déclenchements de la schizophrénie, chez les usagers de drogues, sont particulièrement associés avec les hallucinogènes comme le LSD et le PCP, ou les stimulants majeurs vus précédemment, comme la cocaïne et les amphétamines.

Les mélanges de drogues, alcool et médicaments peuvent s’avérer dangereux pour la santé d’un individu.

Certaines études soutiennent qu’il y aurait un lien entre la prise de cannabis et les troubles psychotiques, alors que d’autres soutiennent qu’il n’y en aurait pas. Il s’agit d’un domaine de recherche à étudier davantage dans les prochaines années.

Il y existe deux grands types de problématiques liées à la «dépendance» d’une substance: psychologique et physique. Toutefois, il est possible qu’une substance puisse causer les deux en même temps. La présence d’une «dépendance» physique signifie que l’arrêt de la substance provoquera des symptômes physiques de sevrage: transpiration, tremblements, difficultés digestives, nausée, maux de tête, etc.

Alors que la «dépendance» psychologique signifie que la personne présentera un besoin intense de prendre une drogue, en étant préoccupée par cette substance et en y consacrant beaucoup de ses pensées.

L’arrêt d’une substance provoquant une «dépendance» physique, accompagnée d’une «dépendance» psychologique, demeurera généralement le scénario le plus difficile à surmonter pour les usagers désirant cesser la prise de substance. Dans plusieurs des cas présentant des symptômes physiques de sevrage importants, les cures de désintoxication sont particulièrement recommandées (ex.: l’héroïne, l’opium, l’alcool).

Toutefois, il peut être dangereux pour le système d’une personne habituée à une substance de cesser complètement l’usage de celle-ci trop rapidement. L’arrêt graduel des drogues, médicaments et alcool est recommandé, afin d’apprivoiser l’organisme de l’individu à évacuer la substance de son corps.

Les mélanges de drogues, alcool et médicaments peuvent s’avérer très dangereux pour la santé d’un individu. Il est nécessaire de parler à son médecin de famille ou spécialiste de ses habitudes de vie, afin de suivre un traitement médical adéquat et comportant moins de risques pour sa santé. Finalement, pour connaitre tous les effets reliés aux substances et autres informations pertinentes sur le sujet, il est possible pour la population générale de se procurer le livre Savoir plus, risquer moins, dont la septième édition est parue en 2014. Cette référence est disponible dans les librairies et bibliothèques, à faible coût.

Une connaissance de base du sujet demeure un élément pertinent à tenir compte lorsqu’il est temps de parler des drogues, médicaments et alcool avec ses proches, enfants et petits-enfants.

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