Gala JIFA : La journée internationale de la femme africaine en Mauricie

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Deux membres du jury du concours Ambassadrice-Afrique-Québec en compagnie de l’organisatrice Elvire B. Toffa (centre). Crédit : SANA Shawinigan

Le samedi 26 octobre dernier avait lieu la quatrième édition du gala de la Journée Internationale de la Femme Africaine en Mauricie (JIFA). Organisé par le Regroupement des Amazones d’Afrique et du Monde (RAAM), ce gala, qui se veut être «un moment de partage, de découverte et de réseautage» selon la page de l’événement, serait une occasion idéale pour tous.tes de (re)découvrir la culture africaine et de se rassembler dans un esprit d’ouverture. L’ensemble de la région y était invitée; le gala de la JIFA, étant une indéniable célébration de la beauté de la diversité, ouvrait ses portes aux immigrant.e.s, mais également aux autochtones et aux québécois.e.s de tous âges et de tous genres.

Un évènement rassembleur

Initié en 1962 au Mali par la femme politique Aoua Keïta, le concept d’origine de la JIFA a servi d’inspiration pour la mise en place du gala trifluvien; selon Elvire B. Toffa, l’idéatrice et gestionnaire du gala JIFA à Trois-Rivières ainsi que la cofondatrice du RAAM, ce qui l’a incité à recréer l’événement est le fait qu’elle a rapidement «constaté que la lutte des femmes pour prendre leur place et faire respecter leurs droits tout en accomplissant leurs devoirs de société est présente partout. Et plus encore lorsque cette femme, particulièrement l’africaine, se retrouve en terre d’immigration isolée, face à un défi énorme d’intégration socio-professionnelle. Ça prenait un momentum pour réfléchir, informer la population, sensibiliser et trouver des solutions face à ces enjeux plus que sociaux, humains. Trois-Rivières accueille de plus en plus de femmes immigrantes et leur intégration réussie et encadrée urge! Elles sont des proies faciles de tous ces maux de société appelés: violence faite aux femmes, pauvreté, chômage.»

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L’ambassadrice JIFA 2019, la Sénégalaise Binette Diallo. Crédit : La journée Internationale de la femme africaine en Mauricie

Célébrées en juillet, les dernières éditions du gala JIFA avaient réunis plus d’une centaine de personnes. Toutefois, bien que les galas précédents aient eu lieu à la date officielle de la JIFA, soit le 31 juillet, l’organisation a décidé que sa quatrième édition aurait lieu en octobre; cela permettrait apparemment d’attirer une plus grande foule, considérant que la JIFA est habituellement située pendant les vacances de la construction.

De nombreuses activités étaient organisées dans le cadre du gala. Notamment, l’exposition JIFA, qui était l’une des nouveautés pour l’édition 2019, a présenté le travail des membres du RAAM qui œuvrent dans le milieu de l’entreprenariat. Cette exposition a également permis de montrer la vision du RAAM. L’idéatrice du gala mentionne que la mission du regroupement est de «créer des modèles d’intégration et de rétention dans notre région» et cette dernière «ne peut s’épanouir et se réaliser qu’avec les gens de la place.» C’est d’ailleurs pourquoi les nombreux exposants qui ont participé à l’exposition JIFA étaient principalement des entreprises et des organismes de la Mauricie; entre autres, le salon Vitalité, le magasin d’aliments naturels La Petite Meunière, l’organisme COMSEP (Centre d’organisation mauricien de services et d’éducation populaire) et l’entreprise Casafriq ont pu présenter leurs services lors de l’exposition.

Trois-Rivières accueille de plus en plus de femmes immigrantes et leur intégration réussie et encadrée urge!

Devenir Ambassadrice-Afrique-Québec

Outre le traditionnel souper africain cinq services, les diverses prestations musicales et les jeux offerts lors de cette soirée, il y avait également le concours l’Ambassadrice-Afrique-Québec. Ce concours permet à plusieurs femmes de s’introduire à la population québécoise en parlant de leur pays d’origine; pour ce faire, elles sont jumelées à une entreprise régionale et en font une présentation générale. Par la suite, chacune des candidates répond à une question qui porte sur la culture générale ou sur l’histoire du Québec. Toffa explique que cette expérience apporte un grand sentiment de fierté aux participantes, tout en leur donnant une belle occasion de développer leur intégration socio-professionnelle et leurs habiletés linguistiques en français. Elle mentionne que c’est un «partenariat gagnant-gagnant» et que «les femmes issues de l’immigration y voient un réel potentiel à s’installer et demeurer dans notre région». La fierté ressentie par les participantes ainsi que les félicitations du public face à la découverte culturelle qu’est cet événement feraient du gala JIFA un incontournable année après année.

Le gala JIFA a vendu cette année près de 150 billets.

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