Harcèlement psychologique chez les infirmières : Le travail d’une doctorante de l’UQTR

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Par Cassandra Sabas, journaliste

La loi de 2002 sur le harcèlement psychologique donne aux victimes des recours et des protections qui tentent de minimiser l’effet néfaste de ce genre de persécutions. Cependant, le sujet reste peu connu des employeurs et, à ce jour, il n’avait pas encore fait l’objet de recherches au Canada. Dans sa thèse, Sarah-Geneviève Trépanier a mené une étude auprès des infirmières québécoises et a montré que plus d’une infirmière sur cinq est victime de harcèlement moral.

Une étude sur le harcèlement psychologique

Le harcèlement psychologique au travail, et plus particulièrement dans le milieu infirmier, est un sujet peu connu au Canada. Au cours des années passées, peu d’études s’y sont rapporté et aucune ne portait sur les effets néfastes qu’engendre le harcèlement psychologique sur le travail et la santé psychologique de la victime dans le milieu infirmier. «On parle de harcèlement psychologique au travail lorsque l’on vit de manière répétée des comportements hostiles et vexatoires pendant une période de six mois ou un an, qui mène à une nuisance dans le travail de l’individu et transforme le lieu de travail en un milieu néfaste», nous déclare Sarah-Geneviève Trépanier. «Pour cette étude, les infirmières étaient assez coopératives puisqu’elles s’impliquaient beaucoup dans l’amélioration de leur milieu».

«Bien que personnellement je n’ais pas été affectée par cela, il me semble qu’il est important de sensibiliser la recherche et le monde du travail sur le fait que le harcèlement psychologique est néfaste» Sarah-Geneviève Trépanier

Une doctorante de l’UQTR

Sarah-Geneviève Trépanier, doctorante en psychologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), termine sa thèse de fin d’étude sur le harcèlement psychologique en milieu infirmier. Au printemps, elle rejoindra l’équipe d’enseignants-chercheurs de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) dans laquelle elle a été engagée en tant que professeure régulière dans le département de psychologie Industriel et Organisationnel (I/O). Ce domaine particulier de la psychologie est en lien avec sa thèse sur le harcèlement psychologique puisqu’il allie la psychologie au milieu du travail. En effet, cette spécialisation est enseignée par des enseignants de psychologie et par des enseignants de Sciences de la gestion ; elle permet de maîtriser des connaissances et habiletés spécifiques à la psychologie et de les adapter au milieu du travail. Ainsi, cette spécialisation permet d’aborder les éventuelles souffrances perçues dans le milieu professionnel.

«Bien que personnellement je n’aie pas été affectée par cela, il me semble qu’il est important de sensibiliser la recherche et le monde du travail sur le fait que le harcèlement psychologique est néfaste», nous déclare Madame Trépanier lorsqu’on lui demande pourquoi elle s’est orientée vers le harcèlement psychologique sur le lieu de travail. Pour sa thèse, elle travaille en collaboration avec deux professeurs de Sciences de la gestion : la professeure Stéphanie Austin et le professeur Claude Fernet, qui est également son directeur de thèse.

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