Jade Lyonnais-Lafond, le respect et la transparence avant tout

0
161
122113748_3355139044523331_6316814312961007221_o.png
La secrétaire-générale de l’AGE-UQTR: Jade Lyonnais-Lafond. Crédit photo: AGE-UQTR

Zone Campus poursuit sa série de textes portant sur l’équipe de l’AGE-UQTR. Ces portraits nous permettront d’en apprendre davantage sur ses membres, mais aussi de connaître leur point de vue sur différents enjeux. Aujourd’hui, nous faisons connaissance avec la secrétaire générale Jade Lyonnais-Lafond.

Jade Lyonnais-Lafond emploie l’image d’une courroie de transmission pour décrire son rôle : «Je suis le lien entre les officiers de l’AGE et tous les aspects juridiques concernant l’Association». De plus, la secrétaire-générale doit s’assurer du bon fonctionnement administratif de toute l’organisation. C’est donc un poste de haute responsabilité.

Comme toutes les associations publiques, l’AGE-UQTR est soumise aux règles du Registre des Entreprises du Québec (REQ) si elle veut continuer d’opérer et de recevoir des subventions. L’AGE doit également tenir des CA mensuellement et des assemblées générales annuelles, en appliquant toutes les procédures légales du Code Morin. C’est la secrétaire générale qui est responsable du respect de celui-ci. Elle doit également veiller au bon déroulement des élections générales annuelles, en plus d’assurer l’intégration des officiers et officières nouvellement éluEs au sein de l’AGE. Idem pour les nouveaux membres du conseil d’administration.

«Je suis comme la whip de l’AGE»

-Jade Lyonnais-Lafond

Des qualités essentielles

Il faut évidemment quelqu’un de rigoureux et consciencieux, mais aussi capable d’imposer la discipline. En effet, chaque vice-présidence doit impérativement remettre à tous les mois un rapport de ses activités, au risque de voir sa bourse être coupée.

«Je suis comme la whip de l’AGE», nous lance en riant la Jade Lyonnais-Lafond. «Les règles sont là pour être respectées», qu’elle ajoute en précisant que ce n’est pas elle qui les a écrites.

L’étudiante au baccalauréat en administration, profil ressources humaines n’avait pourtant pas de formations en droit, avant d’exercer ces fonctions. «J’en apprends encore sur le Code Morin… J’ai passé beaucoup de temps au début à me familiariser avec les règles et tous les documents. Nous consultons également un avocat en cas de doute ou de besoin».

«Peu de gens postulent selon moi parce que c’est un poste de procédures. On épluche des règlements et ça peut faire peur… Disons que ce n’est peut-être pas le bon endroit pour ceux qui s’intéressent avant tout aux étudiants…» nous explique Jade Lyonnais-Lafond à propos de son travail qui lui prend en moyenne une vingtaine d’heures par semaine.

Une implication toute récente

Sinon, l’implication de la secrétaire générale de l’AGE-UQTR est tout de même assez récente. Outre la vice-présidence du comité compétition de l’UQTR, dans le cadre des Jeux du commerce, Jade Lyonnais-Lafond ne s’était jamais vraiment intéressée à la cause étudiante. Même que le poste qu’elle occupe actuellement lui semblait bien abstrait avant de faire le saut.

«C’est Antoine Bélisle-Cyr qui m’a repéré dans un cours. Il trouvait que j’avais le potentiel. C’est lui qui m’a poussée et qui m’a encouragée».

S’impliquer malgré un trouble

Ayant un TDAH, Jade Lyonnais-Lafond dit trouver beaucoup de stabilité dans ce poste. «J’ai besoin de routine pour bien fonctionner».

Elle a aussi développé quelques stratégies pour garder un haut niveau de concentration et être efficace dans ses tâches. «45 minutes de travail, 15 minutes de pause et ainsi de suite. Je peux enfiler plusieurs blocs et abattre ainsi beaucoup de besogne. Je suis aussi très cartésienne et c’est une qualité importante pour ce poste».

Personne visiblement transparente, Jade Lyonnais-Lafond parle de l’honnêteté, de l’intégrité et du respect comme étant des valeurs fondamentales à ses yeux. Elle remarque malheureusement que l’entraide s’effrite dans notre société.

«On a perdu un peu d’humanité».

-Jade Lyonnais-Lafond

«Quelqu’un est en panne sur l’autoroute et on passe son chemin en se disant qu’il a un cellulaire… On a perdu un peu d’humanité. On présume trop facilement que les gens se débrouillent tous seuls».

L’UQTR ou Toronto

Originaire de St-Marguerite-Du-Lac-Masson, Jade Lyonnais-Lafond a choisi l’UQTR parce que selon elle, cette université est axée principalement sur la communauté étudiante.

«Il n’y a pas des classes de 200 personnes et les professeurs sont accessibles», affirme celle qui terminera son baccalauréat au printemps et qui compte poursuivre ses études au HEC l’an prochain à la maîtrise.

Est-ce qu’elle aimerait revenir à Trois-Rivières une fois ses études complétées? «Peut-être pour enseigner à l’UQTR! Mais je me demande si je ne serais pas trop sévère! (Rire) Sinon, travailler à Toronto comme cadre en ressources humaines m’intéresserait aussi beaucoup.»

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here