Home Chroniques La petite ténébreuse: Le SIDA ⎯ Une maladie encore bien vivante

La petite ténébreuse: Le SIDA ⎯ Une maladie encore bien vivante

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La petite ténébreuse: Le SIDA ⎯ Une maladie encore bien vivante
Campagne publicitaire 2015 de l’association AIDES, première association française de lutte contre le VIH / Sida et les hépatites. Photo: AIDES
Campagne publicitaire 2015 de l’association AIDES, première association française de lutte contre le VIH / Sida et les hépatites. Photo: AIDES
Campagne publicitaire 2015 de l’association AIDES, première association française de lutte contre le VIH / Sida et les hépatites. Photo: AIDES

Le 1er décembre marque la journée mondiale de la lutte contre le SIDA. De nos jours, on entend moins souvent parler de cette maladie qui est pourtant toujours pandémique. Dans les années 80, le SIDA représentait la grande menace et était souvent associé aux toxicomanes et aux homosexuels. D’ailleurs, plusieurs artistes bien connus en sont ou en étaient porteurs. Pensons à Freddy Mercury, leadeur du groupe Queen, à l’extravagant chanteur Liberace, à Caroline, la sœur de Pete dans Chambres en ville (eh oui!), ou à l’acteur Charlie Sheen, qui vient tout juste de révéler sa séropositivité. Mais, en fait, c’est quoi le SIDA?

VIH, SIDA, séropositif, sidatique…

Le syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) est un ensemble de symptômes qui détruit les cellules immunitaires du système par le virus d’immunodéficience humaine, mieux connu sous l’acronyme de VIH. Le dernier stade de la maladie mène au SIDA et les personnes atteintes sont désignées sous le terme de sidéen ou sidatique. Lorsqu’on a contracté le virus, mais que les symptômes sont contrôlés par la médication, on dira qu’une personne est séropositive. En gros, le VIH tue toutes les cellules du système immunitaire censées nous protéger. Ça, c’est nos «petits soldats» internes qui combattent les virus et bactéries. Donc, quand on a le VIH et qu’on ne le traite pas, rapidement, un simple rhume peut nous emporter. Les poumons finissent par être particulièrement touchés au stade du SIDA.

Il existe seulement trois modes de transmission du sida, soit par voie sanguine, sexuelle ou de la mère à l’enfant, notamment à l’accouchement ou in utero, lors des dernières semaines de la grossesse.

Il existe seulement trois modes de transmission du sida, soit par voie sanguine, sexuelle ou de la mère à l’enfant, notamment à l’accouchement ou in utero, lors des dernières semaines de la grossesse. C’est à la fin des années 70 que la maladie explose. Une pandémie s’est répandue à un rythme alarmant, surtout dans les pays en voie de développement où les conditions sanitaires sont difficiles et où l’éducation sexuelle n’est pas fréquente. Le meilleur moyen de combattre le SIDA est évidemment d’utiliser le condom lors des relations sexuelles.

Au début de l’éclosion de la maladie, des médecins de New York remarquent une asthénie, c’est-à-dire une fatigue généralisée, une perte de poids significative et certaines formes rares de cancer chez certains de leurs patients homosexuels. L’existence d’un problème de santé mondiale se révèle en 1981, lorsque la forme rare de cancer s’attaquant aux leucocytes se développe beaucoup chez des homosexuels. Au début, la maladie est connue sous le nom de gay cancer ou gay pneumonia. À l’été 1982, l’acronyme AIDS ou SIDA, en français, fait son apparition. Petit à petit, le SIDA fera son entrée dans toutes les couches de la population et se développera mondialement. À tort, il fut longtemps cru qu’un steward québécois, Gaétan Dugas, mort en 1984, était le patient zéro en Amérique. Cependant, des études ont plus tard démontré que le premier cas de SIDA aux États-Unis remontait à 1969.

Scandale du sang contaminé

La Croix-Rouge ne commencera à dépister les dons de sang qu’en novembre 1985. De ce fait, plusieurs personnes seront malheureusement contaminées par le virus du SIDA et par l’hépatite C, en recevant des transfusions sanguines. Si les homosexuels furent les premiers touchés par la maladie, le cas des hémophiles, devant recevoir beaucoup de transfusions, viennent s’ajouter au milieu des années 80. Ceci mettra la puce à l’oreille des chercheurs quant à la possibilité de la transfusion du sang contaminé. Au Canada, près de 1000 personnes ont été infectées par le VIH lors de transfusions entre 1985 et 1993.

Au début, la maladie est connue sous le nom de gay cancer ou gay pneumonia.

Traitement

Malheureusement, encore aujourd’hui, on ne peut pas guérir du SIDA. Il est seulement possible de contenir la maladie. Évidemment, les gens atteints de la maladie ont une espérance de vie beaucoup plus longue de nos jours qu’il y a 30 ans. Le développement de la trithérapie a permis d’améliorer considérablement la qualité de vie des sidéens. Mais ces médicaments coutent cher et les habitants du tiers monde ne sont pas en mesure de s’en procurer facilement. Tous les jours, des gens meurent du SIDA, la plupart en Afrique et en Asie. Il n’existe pas encore de vaccin contre le VIH. Des scientifiques y travaillent ardemment, mais comme le virus est complexe, il est difficile de mener à bien leurs recherches.

1er décembre

C’est en 1988 que l’Organisation mondiale de la santé, l’OMS, a mis en place la journée mondiale de lutte contre le SIDA. Depuis, tous les ans, un thème différent est abordé pour sensibiliser la population à la lutte contre le SIDA. En 2015, le thème est le suivant: zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au SIDA. L’OMS se fixe les objectifs de réduire de moitié les transmissions du VIH par voies sexuelles, de donner un accès universel aux thérapies antirétrovirales et de réduire de moitié la mortalité maternelle liée au SIDA. Une lutte qui est loin d’être gagnée.

Alors, allez-vous porter votre petit ruban rouge, en ce 1er décembre?

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