L’actualité démystifiée: Trois-Rivières ou le phénix qui renait de ses cendres

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À la relecture de mes cinq dernières chroniques, une évidence m’a sauté au visage: la politique québécoise y prend une place beaucoup trop importante. Pire encore, le pessimisme y règne en maitre.

Histoire de pallier le négativisme qui semble activer mes dix doigts, j’ai décidé de vous proposer (pour la forme, vous n’avez pas vraiment le choix) une chronique qui explique en quoi, contrairement à ce que les rumeurs populaires tendent à faire croire, le centre-ville de Trois-Rivières n’est pas mort.

La source de cette croyance

Différents commerces ont effectivement fermé leurs portes ces dernières années à Trois-Rivières. On peut penser, tout récemment, au Belley’s Billard & Lounge qui a dû mettre définitivement la clé dans la porte après sept ans de cocktails et de parties de billard.

N’allez pas croire, toutefois, qu’il n’y a pas eu de signes avant-coureurs. La clientèle avait diminué de façon draconienne ces deux dernières années et des coupures de postes avaient dû suivre.

On peut aussi penser au Bar l’Embuscade qui a fermé ses portes le 31 décembre dernier, comme à son habitude, mais qui ne les a plus jamais ouvertes après la période creuse de l’hiver.

Il est important de prendre conscience, toutefois, que l’hiver est une période difficile pour n’importe quel commerce. La période des fêtes coute cher et la vie culturelle du mois de janvier s’en ressent invariablement.

La solution est dans l’innovation

Des commerces ferment et d’autres ouvrent. Au plus fort la poche. C’est la loi universelle de l’entrepreneuriat et dans ce cas-ci, la poche est pleine de billets de banque et le plus fort est le commerce qui parvient à plaire à une clientèle qui change au gré des générations.

Vous n’avez pas à marcher longtemps au centre-ville de Trois-Rivières pour constater que certains commerces sont toujours pleins à craquer, alors que d’autres peinent à rester occupés les soirs de fin de semaine.

La chance n’a rien à y voir. Dans le cas présent, les commerces qui réussissent bien ont surtout su cerner les gouts et envies des Trifluviens avides de nouveauté.

Voici donc, en rafale, une liste non exhaustive des incontournables de Trois-Rivières.

Le Sushizo

Des restaurants de sushis, on peut en trouver à tous les coins de rue, me direz-vous. Et vous aurez raison. Il n’en demeure pas moins, toutefois, qu’un restaurant de sushis qui se voit dans l’obligation de refuser des clients le mardi mérite d’être applaudi.

Des nouveautés ne cessent d’apparaitre au centre-ville, pour le plus grand bonheur des Trifluviens.

Ce n’est un secret pour personne qu’un repas dans un restaurant de sushis coute cher. Toutefois, la possibilité d’apporter sa propre bouteille de vin diminue considérablement la facture. Qui plus est, les Mardis z’o sushi du Sushizo proposent une gamme de makis choix du chef à 1.25$ le morceau.

Archibald Microbrasserie

D’entrée de jeu, je dois avouer que cette microbrasserie est loin de compter parmi mes favorites. Toutefois, le commerce est arrivé à Trois-Rivières pile au moment où la clientèle trifluvienne ressentait un urgent besoin de nouveauté.

De la bière tout à fait acceptable et un menu style bistrot chic sont à la disposition de quiconque foulera l’entrée de l’Archibald. Si la musique y est parfois un iota (ou deux) trop forte, ce genre d’ambiance répond clairement à un besoin qui était bel et bien présent chez la clientèle de la nouvelle génération: un endroit un peu trendy où la bière ne surprend pas trop les papilles gustatives.

Le Temps d’une Pinte

Ne m’accusez pas tout de suite de manquer d’originalité en vous présentant une seconde microbrasserie. À l’inverse de l’Archibald, Le Temps d’une Pinte est un commerce chaleureux à l’ambiance décontractée.

Encore une fois, le bistrot propose une gamme de produits houblonnés qui saura plaire aux plus sélectifs d’entre nous. Là où le commerce innove réellement, toutefois, c’est dans son menu où les produits frais et locaux sont à l’honneur. Une carte toute simple changeant au fil du jour est à la disposition de la clientèle et le menu à l’ardoise se réinvente de façon hebdomadaire.

Le Pot

Pour avoir déjà eu la chance de gouter à ses ingénieux cocktails à deux reprises, permettez-moi d’affirmer que le Pot deviendra rapidement un incontournable à Trois-Rivières. Les employés y amalgament savamment les saveurs de façon à proposer une carte de mélanges audacieux. Pour les plus mâles d’entre nous, une carte de bières en fût et embouteillées est aussi disponible.

Qui plus est, le bonheur de nos papilles ne s’arrête pas là, puisque le commerce a annoncé sur sa page Facebook qu’un menu nourriture est désormais disponible. Sachant que le Buck Traiteur en est responsable et que je n’ai jamais été déçue par mes diners sur le pouce de la Chasse Galerie, je suis persuadée que l’expérience culinaire du Pot sera tout aussi enrichissante.

Des nouveautés ne cessent d’apparaitre au centre-ville, pour le plus grand bonheur des Trifluviens. D’ailleurs, n’oublions pas que Le Bureau de poste ouvrira bientôt ses portes. Gageons qu’un menu à 4.95$ saura plaire à une clientèle étudiante, certes, mais aussi à une clientèle qui voit le budget familial se resserrer à chaque nouvelle annonce gouvernementale.

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