L’art de monter une mayonnaise et autres propos comestibles: Doux poison

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Journée internationale des droits des femmes, fête de la Saint-Patrick, Pâques, Journée mondiale de l’eau, arrivée du printemps sont les quelques évènements qui se succèdent durant le mois de mars. En plus des fêtes religieuses et païennes qui rythment nos calendriers, on compte désormais un raz-de-marée de journées, semaines ou mois consacrés à la sensibilisation ou à la célébration d’à peu près n’importe quoi. Si certains sujets valent la peine que l’on s’y attarde, d’autres sont complètement insolites. Par exemple, le 25 mars est la Journée mondiale de la procrastination et, dans la même lignée, le 21 juin est la Journée mondiale de la lenteur.

Quant à moi, c’est le Mois national de la nutrition qui retient mon attention. Lors de ce mois, les diététistes sensibilisent la population à l’importance de la nutrition dans le maintien d’une bonne santé et du bien-être. Cette initiative a pour but de promouvoir une saine alimentation en nous encourageant à effectuer des petits changements à nos habitudes alimentaires. Comment y arriver simplement? Entre autres en consommant des collations faites maison, en mangeant plus de légumes verts ou en découvrant un nouvel aliment.

D’ailleurs dans le cadre de ce mois, la bibliothèque Roy-Denommée, en collaboration avec le Bon Camarade, propose une sélection d’ouvrages documentaires sur la nutrition ainsi que des feuillets d’astuces pour améliorer ses comportements alimentaires. Pour l’occasion, la bibliothèque servira de point de chute pour la collecte de denrées non périssables organisée par le Bon Camarade.

Rappelons que cette banque alimentaire contribue à assurer la sécurité alimentaire chez les étudiants en situation précaire. Pour offrir votre soutien aux membres de cette association, vous pouvez les contacter par courriel (gbu.uqtr@hotmail.fr) ou leur rendre visite à leur local situé au 1072 du pavillon de la Vie étudiante.

Doux poison

Le Mois national de la nutrition invite à repenser ses habitudes alimentaires et à s’intéresser aux contenus des produits que l’on ingère quotidiennement. Alors que l’obésité et le diabète de type 2 posent un véritable problème sanitaire, c’est du côté de notre mode d’alimentation que l’on recherche les coupables de ce fléau. L’un des potentiels fautifs pourrait être ardu à éradiquer de notre diète, car il est une substance alimentaire addictive que l’on retrouve presque partout. Un indice: il est reconnu pour causer la carie dentaire. Eh oui, le sucre serait un poison pour notre santé.

Pourtant, le sucre connaît une popularité indéniable qui en fait une substance alimentaire omniprésente. Au XVIe siècle, les Britanniques consommaient tellement de sucre que leurs dents noircissaient. Comme le sucre était un produit de luxe, certaines personnes allaient jusqu’à se noircir eux-mêmes les dents pour montrer qu’elles avaient les moyens de s’en acheter.

La consommation de sucre ne représente pas un danger en soi, il s’agit de sa surconsommation dans notre régime alimentaire qui provoquerait des ennuis de santé. En effet, nous mangeons beaucoup de sucre sans même le savoir par le biais du glucose (ou du fructose) ajouté dans les aliments transformés. Un petit tour dans le garde-manger et une lecture des étiquettes vous permettront de constater que les sucres ajoutés y sont rois et maîtres.

La vraie solution demeure la modération et la prudence. Apprendre à consulter les chartes nutritionnelles est l’une des meilleures habitudes que l’on peut prendre.

Mauvaise nouvelle pour les amateurs de cabanes à sucre, qui pensaient simplement substituer le sucre au sirop d’érable (ou le miel et le sirop d’agave) dans leurs recettes. Cette pratique consiste grosso modo à remplacer des glucides par d’autres glucides, car même s’il coule des érables, ce sirop n’a pas plus de valeur nutritive favorable pour votre santé. La vraie solution demeure la modération et la prudence. Apprendre à consulter les chartes nutritionnelles est l’une des meilleures habitudes que l’on peut prendre.

Le site Extenso conçu par le Centre de référence sur la nutrition de l’Université de Montréal est un outil complet qui démystifie les idées reçues au sujet de l’aliment. Cette plateforme fournit de l’information variée en matière de nutrition et de santé tout en s’appuyant sur des sources fiables. Extenso a mis au point une échelle de crédibilité afin de donner l’heure juste sur différentes croyances liées à la nutrition. De la sorte, plusieurs sujets d’actualités (alzheimer, cancer, santé mentale) sont placés sous la loupe d’Extenso afin d’établir la véracité des affirmations nutritionnelles associées à ces thèmes.

Emploi sans gluten

Le gluten a la vie dure. De nombreuses informations contradictoires circulent à son sujet et bien des gens choisissent de l’exclure de leur diète sans avoir préalablement consulté l’avis d’un spécialiste de la santé. De la sorte, on remarque ces dernières années une hausse de l’offre d’aliments sans gluten. L’engouement des produits sans gluten est tel qu’il provoque certains excès de la part de l’industrie agroalimentaire parfois assez cocasses.

Starbucks offre désormais à sa clientèle une gamme de produits sans gluten. Ainsi, ses breuvages sont servis dans des verres 100% sans gluten produits par une entreprise mauricienne, la papetière WestRock de La Tuque. Les clients pourront ainsi sucrer abondamment leur café en évitant le dangereux gluten…

1 commentaire

  1. Contrairement à ce qui est indiqué dans l’article, le sirop d’érable a bel et bien des vertus médicales :

    Deux scientifiques du département de chimie de l’Université Laval ont recréé en laboratoire une molécule qu’on trouve naturellement dans le sirop d’érable et à laquelle on attribue des propriétés bénéfiques pour la santé.

    Il s’agit du québécol, une substance bioactive naturelle. Le chimiste Normand Voyer précise que des travaux réalisés dans le passé ont déjà fait la preuve des vertus de ce composé chimique.

    « Ça a déjà fait l’objet de publications scientifiques rigoureuses, que le sirop d’érable et les extraits de sirop d’érable contiennent des polyphénols », explique-t-il. Ce sont par exemple des antioxydants et des antiprolifératifs. « C’est-à-dire qu’ils empêchent la prolifération des cellules cancéreuses. »

    M. Voyer ajoute que la méthode mise au point permet de produire de grandes quantités de québécol. « Les gens qui l’ont identifié ont utilisé 20 litres de sirop d’érable et ont réussi à en extraire quelques milligrammes. Donc, c’est un produit qu’on retrouve en très petite quantité. Évidemment, ça va varier d’un sirop d’érable à l’autre. »

    Le québécol fabriqué en laboratoire devrait permettre de mener plusieurs études en santé.

    http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2013/07/31/004-sirop-erable-laboratoire-quebecol.shtml

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