Le mot de la rédaction: «I’m dreamin’ of a black Christmas»

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Noël arrive à grands pas. Les grands consommateurs de cette fête commerciale ciblent les catalogues publicitaires ainsi que les vitrines des meilleurs centres d’aubaines depuis déjà plusieurs semaines. Afin de commencer cette course folle aux cadeaux, les commerçants ont donné, sans hésiter, le «go» avec le fameux Black Friday le 27 novembre dernier.

À l’origine, le terme anglophone Black Friday provient du fait qu’à l’approche du Thanksgiving aux États-Unis, les déplacements des Américains qui se réunissent en famille ainsi que le magasinage des hôtes poussent les gens sur la route et dans les magasins, ce qui produit des congestions automobiles monstres dans plusieurs grandes villes.

Au Québec, bien que nous ne célébrions pas cette fête, Le Vendredi fou, expression utilisée afin de désigner le Black Friday tout en offrant une connotation plus positive de l’évènement, est tout de même bien implanté dans la mémoire des commis et des caissiers de magasins.

Cette journée ouvre le bal pour un long mois de magasinage de cadeaux tous plus importants les uns que les autres, avant la date fatidique du 25 décembre. Celui qui aura le plus de boites sous le sapin se méritera ainsi la carte de crédit la plus chargée.

Il est à noter que la majorité des commerçants font leurs meilleures affaires de l’année pendant ces quatre semaines intenses de récoltes de cadeaux. Bien qu’il soit bon pour eux de remonter leur chiffre d’affaires, la plupart des gens dépensent à l’aveuglette sans même se soucier du montant sorti de leur compte en banque.

Alors qu’à l’époque, Noël était l’occasion de se réunir en famille, voir les cousins, les cousines, les tantes et les oncles, prendre un verre et passer du bon temps ensemble, cette fête est maintenant devenue, pour plusieurs, une obligation de se réunir et un plaisir à offrir et à recevoir des cadeaux toujours plus épatants et dispendieux.

Les enfants sont aujourd’hui encombrés de cadeaux dont ils n’ont pas nécessairement besoin. Le parent des années 2000 veut prendre soin de ses enfants en leur offrant les jouets qu’ils désirent. Les longues heures de travail au bureau et le temps passé avec la gardienne justifient ainsi tous ces cadeaux. Le temps précieux entre parents et enfants est maintenant malheureusement remplacé par du matériel.

Un jouet peut laisser de bons souvenirs, mais ceux provenant des réunions de famille sont possiblement les plus merveilleux que l’on puisse garder. La famille est ce que l’on peut avoir de plus cher et il serait dommage de la gâcher par un jouet acheté au magasin.

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