Le mot de la rédactrice: Entre l’ombre et la lumière

0
Publicité

mlortie

De branche en branche, l’oiseau virevolte. De cœurs en cœurs, il se pose un instant, au gré des rencontres et du temps. Puis, un jour, il s’envole doucement jusqu’à ce qu’il se perde dans le ciel blanc de l’hiver. Le souvenir de sa présence nous reste un instant, comme une douce chaleur, puis s’estompe tranquillement dans le quotidien.

Il n’y a pas grand-chose à dire. Les murs de l’Université du Québec à Trois-Rivières se sont particulièrement assombris il y a deux semaines, la journée du 11 février. Je n’ai pas connu Roxanne Boisvert, mais la nouvelle m’avait grandement bouleversée l’an dernier, comme la plupart des gens sur le campus et en-dehors. J’ai eu la chance de rencontrer la présidente de l’Association des étudiants en ergothérapie qui lui a succédé, et son amie de surcroit. J’ai été touchée de voir à quel point l’amour et la solidarité a rassemblé les proches de cette tragédie, encore un an plus tard. Il est beau de voir le visage souriant de ceux qui restent, en se rappelant leur collègue sous son meilleur jour.

La journée même de ce triste premier anniversaire, le campus apprenait le départ soudain d’un étudiant en arts, décédé naturellement la veille dans le pavillon des arts, en pleine création artistique. J’ai connu Olivier Chevrette, un être à la personnalité particulière, un artiste attachant et majestueux. Nous nous sommes davantage parlé la semaine avant son décès. Il me racontait qu’il était un fidèle lecteur et nous avions joyeusement convenu qu’il publierait ses dessins dans la section loisirs du Zone Campus. Deux pages ont été offertes en arts et spectacles à ses collègues afin de témoigner de leur affection pour lui.

Dans des semaines comme celles-là, le temps s’arrête un instant, avant de reprendre son cours normal pour la majorité. L’équipe envoie une pensée aux personnes touchées de près ou de loin par les évènements.

Février, mois entre l’ombre de l’hiver et la lumière du printemps, tu m’auras fait réfléchir à l’amour, à la mort, à la beauté, à la solidarité, à l’art. Entre les jeux d’ombres et de lumières, la vie est un tableau complexe dont il faut savourer pleinement les couleurs qu’apposent ceux qui croisent notre chemin du bout de leurs ailes.

Bonne lecture!

Publicité

REPONDRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici