Le mot de la rédactrice: Touché

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mlortieDans la vie de tous les jours, je suis beaucoup de choses, sauf Charlie. Je n’ai pas une plume caustique ou incisive, je tombe rarement dans la satire, je suis tout en nuances. Il est rare que je jappe, il est rare que je morde. Ce n’est pas parce que je ne suis pas nécessairement Charlie, que je ne reconnais pas sa voix. Les voix sont faites pour dialoguer. La violence ne fait qu’éteindre la communication.

Alors que le journal était déjà bien entamé au moment de quitter en décembre, plusieurs changements de dernière minute ont été faits pour ce premier numéro de 2015.

Les récents attentats à Paris ont touché l’équipe du Zone Campus, suscitant réflexions et discussions. Nous nous sommes posé la question, à savoir si nous allions faire quelque chose. En tant que média, bien qu’éloigné géographiquement de l’atrocité, nous avons senti que nous ne pouvions pas passer l’événement sous silence et que nous avions envie de témoigner de notre sympathie envers les disparus.

Deux des journalistes aux actualités dans le Zone Campus sont Françaises. Pour une rare fois, une place est réservé aux membres de l’équipe dans la section «Opinion» de ce journal. C’est donc pour elles, pour les nombreux étudiants français ici et pour ces collègues médiatiques lointains que le logo est noir. Et même un peu pour nous. Parce que ça fait réfléchir nos cerveaux de journalistes universitaires en ébullition qui oeuvrent pour un papier indépendant. Je ne peux imaginer ce qui est arrivé, en pleine réunion de rédaction, comme nous avons l’habitude de le faire.

À cette violence, il n’y a pas grand chose à faire que de répondre par la paix et la douceur des mots. En n’affichant par exemple, rien qu’une fois, un logo en berne et une image signée de notre illustrateur en signe de sympathie.

Bonne lecture.

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