Mot de la rédaction: Has been, ou comment avoir envie d’oublier?

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Il est ici difficile de ne pas recouper les idées qui se présentent à l’intérieur de ma chronique lorsque vient le temps de vous parler en tant que rédacteur. Cependant, j’ose croire que cette tribune offre une liberté qui me permet de varier et d’exposer un ou quelques sujets qui m’auront fait réfléchir au cours des dernières semaines.

Dans le dernier mot de la rédaction, il y a de ça déjà un mois, je vous parlais de ces artistes, autant comédiens, musiciens que peintres, qui se veulent sacralisés par leur public. Certaines figures culturelles, prenons Jean Leloup, ne cesseront presque jamais de se renouveler et du même coup, de renouveler leur public. Certes, ce genre de perle se fait rare. Certains héros d’un temps déboulent rapidement au titre de zéros lorsque les générations s’écoulent. C’est ici ce dont j’aimerais vous parler.

Qu’arrive-t-il lorsqu’un artiste passe du statut d’idole à un certain moment de sa carrière puis sombre lentement dans une forme d’oubli lorsque l’engouement qui l’entoure commence à s’émousser ? Vous l’aurez deviné, toutes ces idoles que l’on laisse tomber, toutes ces lames sociales culturelles que l’on laisse s’émousser, nous les connaissons sous le nom de has been.

Le Zone Campus s’adressant à un milieu universitaire, il va se soi que les noms qui vous viennent à l’esprit lorsque vous lisez ces lignes, concordent probablement avec ceux que je ne nommerai pas ici qui parviennent également à hanter le mien de leurs mélodies qui, malgré leur saveur has been ou quétaine, restent toujours au final gravées dans la mémoire collective, si bien sur, j’utilise l’exemple de la musique. Longue phrase, longue idée, plusieurs questions se présentent maintenant à moi.

Comment fait-on pour juger qu’un artiste est devenu un has been­? Serait-ce par son succès commercial? Personnellement je ne crois pas. Serait-ce par l’âge de son public? Ici, j’aurais plus tendance à dire oui, mais lancer cette affirmation, c’est de me ranger dans cette stigmatisation culturelle générationnelle. Il va de soi que le public plus jeune ne véhicule pas les mêmes idées ni les mêmes goûts que la génération d’avant, et que du même coup, il se rangera à l’inverse des tendances populaires de ses aînés. Cependant, est-ce vraiment là que se définit la ligne entre ce qui est au goût du jour et ce qui l’a funestement été?

J’ose espérer que ces quelques idées lacées ici vous ferons discuter entre vous jeunes lecteur, et bien sur avec vos parents. Qui sait, vous trouverez peut-être un terrain d’entente dans ces plaisirs coupable que nous avons tous!

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