On jase, là!: Une recette parfaite pour quitter avec [dés]honneur

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Photo: Johanie Piette

Voilà, c’est derrière nous. La grosse bouffe, le divan, les deux becs et les résolutions pas t’nables. Pour 2019, j’ai décidé d’avoir qu’une seule résolution : celle de rester branchée pour suivre tout ce qui se passera au niveau politique en 2019. Parce que j’vous l’dis mes amis, ça va brasser en titi au niveau politique cette année. Cette chronique se déroulera en deux numéros.

Le premier parlera de cette saga en politique municipale, alors que le prochain fera un portrait électoral. Élections partielles municipales et élections fédérales.

Donc, comme je le disais, ça risque de brasser pas mal cette année en politique. En ce qui concerne la politique trifluvienne, même pas eu le temps de troquer les pantoufles et la robe de chambre pour le veston et les souliers propres qu’on saute déjà dans la mêlée. Avant de parler d’élection, parlons de démission…

On a tous été un peu surpris pendant la période des Fêtes par la démission du maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque. Depuis le mois d’octobre, on le savait malade. Il avait pris du temps de recul pour prendre soin de sa santé et de sa famille. Chose tout à fait saine, compréhensible et légitime. Le 27 décembre dernier, la nouvelle tombait. Plusieurs conseillères et conseillers municipaux l’apprirent avec étonnement, Yves Lévesque tirait sa révérence après 24 années d’implication en politique municipale.

Jusqu’ici, tout est normal et justifié. De l’amour pour soi et de l’amour pour et par ses proches.

Jusqu’ici, tout est normal et justifié. De l’amour pour soi et de l’amour pour et par ses proches, c’est encore plus important dans ces moments-là. La maladie n’est ni facile ni sujette à rire. Cela dit, les dernières heures de décembre ont vu le départ de monsieur le maire s’assombrir.

Commentant une publication sur Facebook le 26 décembre dernier, M. Lévesque affirmait que
«cela a pris 17 ans à bâtir une réputation et une crédibilité […] et avec l’attitude et les décisions et la vision du nouveau conseil, on est en train de perdre tout ce que l’on a accompli, alors cela m’a rendu malade». Par la suite, il répondait à l’appel de Radio-Canada en expliquant qu’il préférait demeurer fidèle à ses valeurs plutôt que de rester à la tête de la ville sans pouvoir poursuivre, selon sa propre vision, son développement.

En conclusion, il accuse ni plus ni moins les nouveaux membres du conseil municipal de l’avoir poussé à quitter son poste. De plus, il reproche à ces mêmes conseillers d’être la cause directe de sa maladie. Mais m’sieur l’maire, malade de quoi ? Ici, soyons clairs. Je ne conteste en aucun temps la véracité de ses problèmes de santé. En revanche, le fait d’amener publiquement son opposition idéologique avec une majorité de conseillers et conseillères siégeant à l’Hôtel de Ville, provoque un départ assombri… Bref à l’image de ces années de mandats à la tête de la ville. C’est honnêtement malheureux. Encore plus lorsqu’ajoutés à cela, nous apprenons que M. Lévesque quittera ses fonctions avec une indemnité de départ avoisinant les 250 000$. Indemnité à laquelle il n’aurait pas eu droit, s’il avait démissionné pour d’autres raisons que de celle évoquée officiellement. Certes, je ne remets pas ici en question le droit à cette allocation, mais, disons plutôt que ce sont le processus et le montant qui attribué qui guident mes réflexions.

le fait d’amener publiquement son opposition idéologique provoque un départ assombrit

De plus, concernant sa maladie, aucun diagnostic n’a encore été révélé au public. Ce n’est pas que nous voulons tout savoir de sa vie privée, mais disons que nous sommes plusieurs à être perplexes face à cette maladie, ses propos antidémocratiques, cette indemnité de départ et à l’enquête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) sur les dossiers d’administration publique trifluvienne depuis la fusion menant à la nouvelle ville en 2002!

Tout ceci mène à un départ qui aurait pu se faire dans le respect des institutions, la tête haute et avec honneur, mais malheureusement, l’ancien maire n’a su quitter qu’avec déshonneur. Ainsi, j’sais pas pour vous, mais avec tout ça, il me vient à l’esprit les premiers vers d’un des succès de l’album «Jaune» de Jean-Pierre Ferland sorti en 1970: petit roi.

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