On va se l’dire… : C’est peut-être ma dernière

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Comme c’est peut-être ma dernière, j’y vais en vrac, sans filet, ni suivi. Et ça commence dès maintenant!

Le Canadien vient d’en manger une contre Toronto, Price accorde 3 buts en 4 tirs, est-ce que ça vous inquiète? Est-ce que ça vous inquiète? C’était sur les lèvres de tous les animateurs d’émissions sportives, tant télé que radio, et la réponse est : on s’en fout!

Il aurait bien pu perdre 8000 à 1 s’il voulait, ce qui compte, ce n’est assurément pas le résultat d’un match contre Toronto à l’aube des séries. Ce qui compte, c’est le rendement de l’équipe jusqu’à maintenant,  la blessure à Emelin qui fait plus mal à l’équipe que certains auraient voulu le croire, la performance lors de la première ronde des séries, le développement à long terme de Gallagher, Gachenyuk, Beaulieu, alouettes…

Alouettes, ça commence quand ça? Pas que ça m’intéresse, au contraire, je trouve que c’est du pseudo-football. Voilà, ça c’est fait, je viens de perdre quelques lecteurs…

N’empêche que c’est vrai, quand le score de tes matchs se termine la majorité du temps par des multiples de 3…  C’est tout dire de l’importance du botteur. Ce long passage obligé qu’est la LCF avant l’arrivée tardive de la NFL et de la NCAA commence de plus en plus à quitter le champ de mes intérêts. Je lui donne encore une ou deux saisons et je l’abandonne. Sauf bien sûr si les Patriotes ont un jour une formation universitaire, ah ça, ça me ré-intéresserait au football canadien!

Tant qu’à parler de botteurs, parlons de vrais athlètes qui se servent de leurs pieds, des deux! Les demi-finales de la Champions League opposeront la Barça à Bayern (un match de titans) et le Real Madrid à Dortmund (un math de plus petits titans…). Là où ça devient franchement intéressant, c’est la possibilité de voir un Classico en finale de la Champions League, une première depuis… jamais!

Jamais, comme dans : «jamais j’aurais cru que l’Impact allait connaître un aussi bon début de saison». 4-1-1 à ses six premiers matchs. Même les joueurs ne l’ont pas vu venir. Par contre, ce qu’on peut voir venir, c’est la mauvaise passe qui frappera le onze montréalais au mois de mai. L’Impact affrontera coup sur coup l’éternel rival le Toronto FC, San Jose, New York Red Bulls, Real Salt Lake et Philadelphia Union…  Ouch!

Ouais, ouch! Kevin Ware, dans l’affrontement entre Duke et Louisville. Le moment marquant de la victoire de Louisville au March Madness en fin de compte. L’énergie nécessaire pour aller jusqu’au bout, et comme je l’ai déjà mentionné dans ces lignes, les États-uniens savent comment faire des histoires à la Walt Disney. Pendant longtemps son «Just win the game guys» restera comme l’un des propos les plus important du monde du sport. Presque aussi marquant que le «Were going to go in and win Game 6» de Mark Messier. Ou encore que «la dureté du mental» de Marc Messier.

Parlant de dureté du mental, l’Australie a maintenant son Veston Vert. Adam Scott roule à deux mains Àngel Cabrera sur le deuxième coup de prolongation au Masters. Pour un gars qui finit deuxième plus souvent qu’à son tour, justice est rendue!

Je vous l’avais dit que ça allait être décousu. Parlant de découdre, Jean Pascal et Lucian Bute : l’affrontement de l’été, c’est certain. Ne manquez pas ça, s’il vous plait. En prime, un affrontement entre notre Trifluvien Mikael Zewski, qui pulvérisera un autre jambon. Mais n’oubliez surtout pas qu’une semaine plus tard, Adonis «Superman» Stevenson contre «Bad» Chad Dawson risque fort bien d’être le vrai combat de l’année dans le monde de la boxe. La même semaine, c’est le Grand Prix F1 de Montréal, sports à profusion.

D’un sport de combat à l’autre, j’ai écouté Wrestlemania 29 le week-end dernier. Je me fous de ceux qui disent que ce n’était pas un bon show, c’est vrai, mais j’ai eu du fun pareil. Comme quand j’étais petit. Juste pour ça, on s’est redonné rendez-vous pour Summerslam.

Pourquoi c’est peut-être ma dernière chronique? Parce qu’il se peut que je ne sois plus universitaire l’automne prochain. Après sept magnifiques années passées sur le campus, je me questionne sur l’avenir qui s’annonce devant moi. Un doctorat, ça va et ça vient. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Chose certaine, je ne serai plus le journaliste sportif du Zone Campus, il n’en tient qu’à la direction de me garder comme chroniqueur si je suis toujours étudiant. Vous continuerez toutefois de me voir comme analyste hockey des Patriotes lors des webdiffusions de la saison 2013-2014 des Vert et orange.

Sur ce, je vous laisse avec quelques mots d’encouragement pour la fin de session, beaucoup d’espoir pour l’été qui s’annonce et un vœu pieu qui me déchire le cœur, celui de vous voir nombreux aux matchs des Patriotes, peu importe la discipline. Les Patriotes, c’est notre fierté, à condition qu’on les soutienne, à défaut de voir l’administration uqtérienne en faire autant. Parlant de l’administration uqtérienne, ouf… Et puis non, ne parlons pas d’administration uqétrienne.

Bon été, et qui sait, on se reparle peut-être cet automne.

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