Recherche à l’UQTR : Lancement de trois nouvelles Chaires de recherche

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De droite à gauche : La vice-rectrice, Lucie Guillemette, respectivement les professeurs Louis De Beaumont, Julie Ruiz et Hugo Germain lors de la conférence de presse pour le lancement des 3 nouvelles Chaires de recherche de l’UQTR. Photo : UQTR

Par Cassandra Sabas, journaliste

Le lancement de trois nouvelles Chaires de recherche institutionnelles pour l’UQTR a eu lieu le mercredi 13 février dernier. Cette conférence a été l’occasion pour les chercheurs titulaires de chacune des trois Chaires de présenter leur projet et de remercier l’UQTR pour son soutien.

Trois Chaires à visées différentes

Monsieur Louis De Beaumont, titulaire de la Chaire de recherche UQTR en neurobiologie du traumatisme craniocérébral léger, est professeur-chercheur à l’UQTR en neuropsychologie. Sa Chaire de recherche a pour but de trouver des solutions aux traumatismes craniocérébraux légers (TCCL), ou commotion cérébrale, afin d’en réduire les séquelles. «13 000 québécois subiront un traumatisme craniocérébrale cette année, selon les chiffres de Santé Québec, ce qui est un chiffre plus élevé que la sclérose en plaque, la maladie de parkinson et l’épilepsie réunis», a déclaré M. De Beaumont dans son discours. La Chaire aura pour but de mettre en lumière les répercussions sur le fonctionnement cognitif en sondant les perturbations des mécanismes neurobiologiques. Grâce aux techniques de stimulation non invasive du cerveau, cela permettra d’identifier de nouveaux marqueurs pronostiques capables de mettre en place un programme d’intervention pluridisciplinaire.

«Nous célébrons la validation de trois nouvelles Chaires de recherche, ce qui constitue une reconnaissance considérable pour les titulaires de ces Chaires.», a déclaré Lucie Guillemette,  vice-rectrice aux études de cycles supérieurs et à la recherche.

La mission de la Chaire de recherche du professeur Hugo Germain, chercheur à l’UQTR en immunité végétale, sera de mettre sur pied une plate-forme de recherche visant la découverte de nouvelles composantes des mécanismes immunitaires des plantes. Elle aura pour but de développer des stratégies d’amélioration des plantes de culture (ou «cultivars») vis-à-vis des problèmes épidémiques planétaires auxquelles font face les végétaux, notamment ceux cultivés par l’homme, tels que le riz, le blé ou le soya, ou encore le peuplier et le pin. Généralement, les chercheurs en génétique travaillent sur l’Arabidopsis Talliana pour améliorer la production de bio carburant ou encore pour diminuer la faim dans le monde. Les travaux sur cette plante ont notamment permis d’étudier les gènes en lien avec la maladie de Crohn et les cancers. Le laboratoire de M. Germain est cependant plus lié aux maladies des plantes que pour la santé humaine.

Concernant la Chaire de recherche en écologie du paysage et aménagement de Mme Julie Ruiz, professeure à l’UQTR au Département des sciences de l’environnement, il s’agit de développer des modèles de réhabilitation sociale et écologique des paysages des bassins versants marqués par l’agriculture intensive, préoccupante sur le plan social et environnemental. À l’aube de la nouvelle crise alimentaire prévue par l’ONU pour 2013, la Chaire propose de baser ses activités sur l’intégration des dimensions sociales aux dimensions écologiques dans le but d’aménager le territoire. Elle constitue la première Chaire de recherche au Canada en sciences humaines et sociales dans le domaine de l’écologie du paysage.

La participation de l’UQTR

Lors du lancement, la vice-rectrice aux études de cycles supérieurs et à la recherche, Lucie Guillemette, a expliqué l’importance significative de l’appuie de l’établissement universitaire envers ces nouvelles Chaires de recherche. «Les travaux articulés autour de ces chaires permettent la formation de nouveaux chercheurs. L’annonce d’aujourd’hui est significative pour toutes les personnes liées à la découverte de chaque Chaire », précise-t-elle. «L’université apporte un soutient à ces Chaires de 40 000$ sur 5 ans, ce qui revient à un apport total de 1,8 millions de dollars fourni par l’UQTR», conclu-t-elle.

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