Vox pop étudiant: Les fêtes approchent à grands pas… et le verre en trop aussi!

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Une étudiante donnant ses clés à un conducteur désigné. Crédit: Florence Naud

Honorablement, l’Opération Nez rouge, un organisme de raccompagnement à but non lucratif, revient pour une 35ième année consécutive. Les bénévoles débutaient leur entraide le 30 novembre dernier et se poursuivra tous les jeudis aux samedis avant Noël ainsi que le 24 et le 31 décembre. Il y a également le service Tolérance Zéro Mauricie (TZ Mauricie) qui s’occupe de ramener les gens à leur domicile toute l’année à contribution volontaire, car le verre en trop peut arriver en tout temps!

Pour savoir si les étudiants.es de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) avaient pris conscience de ces différents services, nous sommes allés les interpeller à plusieurs endroits à l’université. La plupart ont confirmé qu’ils connaissaient TZ Mauricie et Opération Nez rouge. Alors, voici les commentaires que nous avons récoltés à ce sujet :

Étudiant de 21 ans au baccalauréat en administration des affaires :

« C’est personnalisé [les services de raccompagnement]. En plus, ils [les accompagnateurs.ices] ramènent ton véhicule à la maison et c’est par contribution volontaire. Donc, tu payes ce que tu as pour pouvoir payer. Puis, ils sont toujours très sympathiques. »

Étudiant de 25 ans au baccalauréat en récréologie qui a déjà expérimenté le bénévolat pour TZ Mauricie :

« C’était le fun de l’essayer, c’était le fun de redonner à ces gens-là [les clients] aussi. C’est l’occasion de ne pas permettre aux gens de mettre leur vie en danger, c’est un service et ça me fait plaisir de le faire. […] C’est une belle expérience. »

Étudiante de 24 ans à la maîtrise en administration de l’éducation :

« Je n’ai pas tellement utilisé ces services-là [TZ]. J’ai embarqué une fois avec un monsieur qui ramenait l’auto de mon ami et ils [les acompagnateurs.ices] ne s’attendent pas à un pourboire si élevé. Ils le font pour la bonne cause. Alors, ça nous faisait plaisir de leur donner un pourboire. Tu peux avoir du plaisir et tu ne te sens pas mal d’avoir ton auto. C’est un peu tannant, même ici, à l’université, tu vas avoir une contravention. Alors, c’est pratique. »

Comme le dicton le dit si bien : vaut mieux prévenir que guérir!

Étudiant de 23 ans au baccalauréat en psychologie et au certificat en ressources humaines:

« Ils [les accompagnateurs.ices] s’attendent vraiment à avoir des gens sous l’effet de l’alcool dans leur voiture. Contrairement, aux chauffeurs.ses de taxi, qui offrent leurs services à la population en tout temps. De ce fait, ils peuvent parfois être un peu irrités d’avoir des gens saouls dans leurs autos. Les chauffeurs.ses ne te parleront pas pendant tout le voyage, mais avec Opération nez rouge, ils savent dans quel état tu vas être, puis ils sont vraiment préparés pour ça.»

Antoine Bélisle-Cyr, étudiant à l’UQTR, explique son point de vue sur les services de raccompagnement. Crédit: Carolane Beaudoin

Étudiante de 27 ans au baccalauréat en Communication sociale :

« Les gens qui nous embarquent n’ont pas de préjugés envers nous [en état d’ébriété]. Ils ont de bonnes conversations avec nous, ils ne sont pas gênants. […] Je l’utilisais environ trois à cinq fois par année, de 17 à 25 ans. »

Étudiante de 20 ans au baccalauréat en psychologie :

« J’habite à Nicolet. Ce n’est pas cher pour dormir chez moi et avoir un retour à la maison sécuritaire tout en ramenant ma voiture. »

Étudiante de 25 ans à la maîtrise en lettres :

« Je me donne toujours le mandat de redonner […] parce que c’est un bon service et les gens qui font du raccompagnement ne sont pas payés. Ce n’est rien à comparer à un taxi. »

Bref…

À la lumière des entretiens, plusieurs étudiants.es connaissent ce type de service. Pourtant, ils n’en disposent pas toujours, car la plupart d’entre eux ne se rendent pas à leurs fêtes en voiture. Malgré tout, une grande partie de la population universitaire que nous avons interrogée se montre responsable en utilisant des moyens pour revenir en toute sécurité à leur domicile respectif.

Sans oublier que les personnes se trouvant en état d’ébriété qui bénéficient de l’Opération Nez rouge, durant le temps des Fêtes, donnent par le fait même un coup de pouce à la fondation Les amis des Estacades qui offre des bourses aux élèves de l’Académie les Estacades qui sont plus démunis et contribue à l’amélioration des installations de la polyvalente

Il est conseillé, surtout lors de la période des fêtes, d’avoir recours aux services de raccompagnent. Comme le dicton le dit si bien : vaut mieux prévenir que guérir!

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