À quand une formation universitaire de badminton à l’UQTR? : Deux étudiants en kinésiologie s’illustrent

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Mélissa et Bobby (quatrième et troisième à partir de la droite) lors de la remise de prix au tournoi de Lévis. Photo : Courtoisie

Les étudiants Mélissa Léveillé et Bobby Robidas, ce dernier bien connu pour ses performances en cross-country, ont remporté les honneurs en janvier dernier lors d’un tournoi de badminton civil du côté de Québec. Il s’agissait de la première fois qu’ils imposaient leur style de jeu ensemble et cela a porté fruit.

Ces futurs kinésiologues démontrent qu’il y a du talent et de la relève en badminton à l’UQTR, mais ces derniers doivent compétitionner au civil étant donné que l’organisation des Patriotes n’offre pas encore cette discipline.

Pourtant, les gymnases du CAPS sont souvent occupés par des étudiants qui se réunissent afin de pratiquer le badminton. «Certains étudiants compétitionnent actuellement au civil et il y aurait certainement de l’intérêt à créer une nouvelle formation. Le Cégep de Trois-Rivières offre en plus cette discipline chez les Diablos», explique Bobby.

«Il faut que ce soit des équipes attrayantes et compétitives et pour l’instant c’est ce sur quoi nous travaillons. L’ajout d’une équipe ne doit pas se faire au détriment des autres formations.»

La majorité des universités québécoises ont effectivement une formation en badminton, mais ce n’est pas la priorité des Patriotes. Pierre Clermont, responsable du programme des sports interuniversitaires, ne ferme pas la porte à la création d’une équipe de sport en badminton, mais avoue que l’ajout d’une nouvelle discipline ne fait pas partie des plans à court terme de l’organisation des Patriotes. «Le plan stratégique est de consolider les équipes actuelles et d’avoir une base financière plus stable. Nous ne voulons pas créer des formations sans s’assurer de leur pérennité. Il faut que ce soit des équipes attrayantes et compétitives et pour l’instant c’est ce sur quoi nous travaillons. L’ajout d’une équipe ne doit pas se faire au détriment des autres formations.»

Chaque équipe sportive à l’UQTR doit aussi avoir un entraîneur qui a les qualifications nécessaires. Pierre Clermont rappelle que le badminton est certes populaire, mais la journée où elle devient une discipline d’excellence, il faut de vrais athlètes au sein de la formation et non des étudiants qui aiment simplement s’adonner à la pratique du badminton une à deux fois par semaine.

En attendant… le plaisir avant tout!

Le duo sera en mesure de rivaliser à nouveau lors des finales qui auront lieu au mois d’avril à Québec. D’un point de vue individuel, Mélissa, qui n’avait pas joué au badminton depuis 10 ans, a renoué avec ce sport cette année et aspire à finir au top 3 de la catégorie C.

Bobby ne participe pas à autant de tournois en raison de ses autres occupations, mais il affectionne particulièrement le badminton. Le fait de jouer en compagnie de Mélissa lui facilite la tâche et la magie semble bien opérer au sein de cette équipe.

Mélissa avait envie de goûter au défi de la compétition et a convaincu Bobby de se joindre à elle. «On a progressé vite. On s’était pratiqué seulement une fois en mixte avant le tournoi de Québec, mais on savait comment communiquer donc ça allait bien», explique Mélissa Léveillé. Leur arme fatale : miser sur l’aspect psychologique des adversaires afin de les déstabiliser. «On dit souvent que le badminton mixte est un simple masculin avec obstacle. Le truc est de faire déplacer la fille, qui est habituellement au filet, au fond du terrain et de lui envoyer toujours le volant afin qu’elle finisse par céder», ajoute Bobby.

Ils useront peut-être de cette stratégie pour convaincre l’organisation des Patriotes qu’une équipe d’excellence en badminton s’impose.

Les étudiants qui aimeraient pratiquer davantage le badminton à l’UQTR et éventuellement faire des compétitions peuvent adhérer la page Facebook du groupe Badminton UQTR

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