Équipe féminine de basketball à l’UQTR: Basketball féminin – Pourquoi pas?

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À voir l’ambiance qui règne aux matchs locaux des Diablos au niveau collégial division 1, il est facile de voir que le basketball est populaire au près des jeunes en Mauricie. Photo: Faisal Docteur
À voir l’ambiance qui règne aux matchs locaux des Diablos au niveau collégial division 1, il est facile de voir que le basketball est populaire au près des jeunes en Mauricie. Photo: Faisal Docteur

On a beaucoup parlé de ramener une équipe de football à l’UQTR au cours des derniers mois. Le projet est d’ailleurs resté sur la glace principalement pour des raisons financières. Dernièrement, un autre sport fait partie des discussions entre les murs de l’établissement trifluvien et même dans les quotidiens régionaux : le basketball.

On parle souvent du football ou du hockey comme des sports qui attirent énormément l’attention des gens. Toutefois, il ne faudrait pas oublier la place qu’occupe le basketball au Québec, particulièrement en Mauricie. Dans une lettre d’opinion parue dans le Nouvelliste le 7 janvier dernier, on mentionne que le basketball serait beaucoup plus viable à l’UQTR que le football. M. François Trudeau, professeur au Département des sciences de l’activité physique de l’UQTR, apporte des points très intéressants à ce sujet dans son texte.

Avec le programme du Séminaire et le sport-études aux Estacades, nous formons d’excellents joueurs en Mauricie. –Victor-Olivier Hamel-Morasse.

Presque toute l’attention, lorsqu’on parle de sport à l’UQTR, est portée sur l’équipe de hockey des Patriotes. L’arrivée d’une formation féminine de basketball, puisque c’est ce dont il a été discuté, viendrait équilibrer les proportions allouées au sport féminin et masculin de l’école. Lorsque l’on considère que 60% de la population étudiante est constituée de filles, il y a lieu de croire qu’un tel projet pourrait réellement fonctionner.

Au niveau monétaire, il est également possible de se poser certaines questions. Rénover le domicile des Diablos, pour plus tard devoir construire son propre stade de football engendrerait des coûts très élevés. Il serait beaucoup plus économique d’investir dans de nouvelles installations pour un terrain de basketball dans le gymnase du CAPS tout en rénovant celui-ci, qui est du pour se refaire une beauté.

L’UQTR, une place de choix

Victor-Olivier Hamel-Morasse, entraîneur pour le Séminaire Saint-Joseph depuis 9 ans, croit que tous les éléments sont là pour que l’UQTR accueille une nouvelle équipe de basketball. Selon lui, le bassin de joueurs talentueux est très élevé en Mauricie, l’Université est bien située géographiquement et ses programmes très intéressants pour les étudiants.

«Avec le programme de basketball du Séminaire et le sport-études aux Estacades, nous formons d’excellents joueurs en Mauricie. Sans parler des Diablos, qui sont premiers au classement collégial division 1. Tous ces programmes attirent beaucoup de gens à leurs matchs et je suis certain que le scénario serait pareil si l’UQTR avait sa propre équipe», soutient celui qui est à la barre de l’équipe juvénile division 1 depuis quatre saisons.

Il ne fait aucun doute qu’avec tout le talent qu’il y a en région, l’équipe serait compétitive dès son entrée dans la ligue. Près d’une vingtaine de joueuses, sans compter les athlètes masculins, sont issues des programmes Trifluviens et se sont taillées des postes avec d’autres formations universitaires du Québec ou dans la NCAA, chez nos voisins du sud.

Bref, lorsqu’on dresse un portrait de la situation, on se rend compte que tous les ingrédients sont là pour que le projet fleurisse. Malgré une équipe de hockey qui performe année après année, personne n’est en mesure de remplir les gradins, de façon considérable, lors des matchs à domicile. Il serait donc peu probable que nous soyons en mesure de la faire avec le football. Pourquoi ne pas tenter l’expérience à moindres coûts avec le basketball?

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