La climato-réaliste : Dumbledore et l’autobus

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Magali Boisvert. Photo: David Ferron.

Dans ma précédente chronique, je vous relatais un début de journée en tant qu’utilisatrice d’autobus en Mauricie. Cette semaine, j’ai demandé à mon réseau de connaissances (alias Facebook) s’ils ou elles avaient des questions par rapport au transport en commun en Mauricie et ce qui les bloque s’ils ou elles ne l’utilisent pas.

Parmi mes réponses les plus populaires, on me dit qu’il est difficile de comprendre le fonctionnement général du réseau d’autobus de la STTR pour ceux et celles qui n’ont jamais pris l’autobus avant ; que ce soit parce qu’ils ou elles proviennent d’une région non desservie par le transport en commun, ou juste car ils ou elles n’y ont jamais été initité.e.s.

Pour avoir galéré avec ce même réseau il y a quelques années de cela à mon arrivée au Cégep, laissez-moi vous guider et vous donner mes trucs pour des trajets en bus plaisants et sans maux de tête ! (Sinon, argent remis. Peut-être.)

La carte des réseaux tatouée sur la cuisse

Je pourrais aussi bien être le professeur Dumbledore, qui a une fois confié à Harry avoir une cicatrice représentant la carte du métro londonien au-dessus du genou gauche. Bon, maintenant que la STTR s’est refait une beauté, les lignes ont également changé. Mais l’essence même du truc n’a pas changé, et j’en sais quelque chose.

Il y a 14 lignes de bus qui ratissent Trois-Rivières, de Pointe-du-Lac à Saint-Louis-de-France, en passant par Sainte-Marthe-du-Cap et le boulevard industriel. Elles se rejoignent toutes à un moment ou à un autre à l’un des 5 terminus. Il y a un terminus au centre-ville, tout près de l’hôtel Delta ; sur la rue Fusey au bas du Cap, près du feu Canadian Tire ; au centre d’achats les Galeries du Cap ; au centre commercial Carrefour Trois-Rivières Ouest ; et enfin, depuis cet automne, à l’UQTR.

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Une carte des nouveaux trajets de la STTR. Crédit : STTR

Si une ligne ne se rend pas directement du point A au point B, vous pouvez faire un transfert à l’un de ces terminus pour prendre la ligne qui vous mènera à bon port. Disons que j’habite à Saint-Louis-de-France et que je veux me rendre à l’UQTR. Il suffit de prendre la ligne 12 St-Louis-de-France/Fusey, qui se rend au terminus du Cap, puis de prendre un transfert avec la 60, qui se rend à l’UQTR.

Vous êtes plus visuel.le ? Les trajets de la STTR sont disponibles sur Google Maps (vous n’avez qu’à entrer votre itinéraire et de cliquer l’onglet «En transports», et il planifiera tout pour vous !). La carte est aussi disponible sur le site web de la STTR. Sinon, l’application Transit est l’une de mes plus utilisées ; elle est même fonctionnelle sans internet.

En prenant le bus, vous pouvez même faire voyager votre G.I. Joe comme le ferait Napoleon Dynamite. Mais je ne le recommanderais pas.

J’attends l’autobus, j’attends l’autobus…

La plupart des lignes ont un délai de 30 minutes entre chaque passage, de 6 heures à 19h du lundi au vendredi. Par contre, — et on me l’a souligné —, la fréquence des passages passe à 1 heure au coup de 19 heures jusqu’à minuit en semaine. Le samedi, le service finit à minuit, mais le dimanche, c’est à 19h. (C’est donc pourquoi vous ne me verrez jamais seule à un événement loin de chez moi un dimanche soir…)

Pour prendre le bus, rien de plus simple : repérez le petit panneau bleu foncé avec le(s) numéro(s) de ligne dessus. Puis, attendez ! Attention : souvent, des bus d’une même ligne passent des deux côtés de la rue, ne vous trompez pas ; prenez celui qui affiche votre destination (par exemple, la 5 – UQTR se dirige vers l’UQTR alors que la 5 – Centre-ville va au centre-ville). Une fois le bus arrivé, vous pourrez montrer votre carte étudiante avec votre petit autocollant de la STTR dessus (il est au coût de 20$ pour la session, ce qui est ridiculement abordable pour les étudiant.e.s de l’UQTR). C’est tout !

Plusieurs d’entre vous ont déploré la fin des navettes vers le stationnement alternatif. Je suis d’accord que cette mesure était bien appréciée par les étudiant.e.s et permettait d’économiser sur les vignettes de stationnement. Mais si j’ose vous parler honnêtement, cher lectorat, la partie écolo en moi rit diaboliquement que l’utilisation de votre voiture soit plus difficile à l’UQTR. D’autant plus qu’on ne parle que d’une marche de 15 minutes qui vous sépare dudit stationnement alternatif…

«Bientôt nous aurons tous à choisir entre le bien… et la facilité»

– J.K. ROWLING

L’essayer, c’est l’adopter

Je vous encourage chaleureusement à tenter votre chance si vous n’avez jamais emprunté l’autobus avant (vous pouvez même m’inviter à vous y accompagner si vous avez peur !). C’est certain que les durées de déplacement peuvent être plus longs, mais vous pouvez comme moi en profiter pour faire des choses que vous ne pourriez pas faire au volant (comme lire, faire des travaux, manger, tricoter, rencontrer l’amour de votre vie… j’ai même vu un chouette millénarial dessiner sur sa tablette électronique l’autre jour !).

Comme l’a dit le très sage Dumbledore à travers les mots de J.K. Rowling, «[b]ientôt nous aurons tous à choisir entre le bien… et la facilité». La transition écologique ne se fera pas en restant seul dans sa voiture à essence et en se disant que c’est plus pratique et plus rapide. Nous en sommes ici car c’est ce que nous nous sommes dit trop longtemps. Privilégions ce qui est juste, pas ce qui est facile. Organisons-nous collectivement pour que les alternatives deviennent des évidences.

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