La p’tite vite: Étudier en sexologie au Québec

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La p'tite vite! sexologie
Crédit illustration: Sarah Gardner

Il y a de cela quelques jours, j’ai reçu une offre d’admission pour poursuivre à la maitrise en sexologie recherche-intervention à l’UQAM. Ne pouvant contenir ma joie et mon excitation plus longtemps, j’ai décidé de m’informer sur le programme offert en sexologie à l’UQAM, de même que ceux offerts aux autres cycles d’études. Cela m’a donc amené à me questionner davantage sur l’historique de ce domaine d’études novateur et des possibilités au Québec pour l’étudier.

De ce fait, je ne vous cacherai pas que l’UQAM détient le «monopole» de ce champ d’expertise, même après 51 ans d’existence. En effet, elle est actuellement la seule université en Amérique du Nord à donner une formation uniquement consacrée à la sexualité humaine, et ce, à tous les cycles d’études! Quand j’ai su cela, je me suis trouvée vraiment chanceuse d’habiter au Québec et d’avoir accès à un programme qui me permet d’étudier dans le domaine qui me passionne (même si je dois déménager à Montréal, une grande ville que je ne connais pas encore beaucoup).

Vous remarquerez que les certificats et autres plus petits programmes sur la sexualité ne sont pas une exclusivité de l’UQAM. En effet, il est possible de suivre un certificat en santé sexuelle à l’Université Laval, un certificat en sexualité à l’Université de Montréal ou encore un microgramme en sexologie ici à l’UQTR. Notons également qu’un certificat est en cours de route à l’UQTR, et qu’il est possible de suivre des cours en ligne asynchrones comme cours complémentaires ou même optionnels pour certains programmes (p. ex., psychologie). Si cela vous intéresse, je vous conseille de vous informer pour savoir si cela est possible dans le cadre de votre parcours!

Notons également qu’un certificat [en sexologie] est en cours de route à l’UQTR

Un peu d’histoire

L’UQAM a fêté les 50 ans de la discipline l’année dernière. Pendant les premières années, il y avait une mineure et une majeure en sexologie. Par la suite, le baccalauréat est arrivé en 1978, les deux maitrises (clinique et recherche-intervention) sont arrivées en 1980 et le doctorat est arrivé seulement en 2012. La sexologie est donc une discipline jeune et novatrice, si l’on considère que cette formation est unique au pays et quand même encore marginalisée dans les autres universités.

Lors de cette fête, il a été souligné que la sexologie à l’UQAM se démarque par son interdisciplinarité. André Dupras, étudiant fondateur et professeur retraité du Département de sexologie, explique : «La sexualité, ce n’est pas seulement de la psychologie: c’est aussi de la sociologie, de l’anthropologie, de la biologie, de la politique». Ainsi, il est possible de remarquer que le corps professoral vient de plusieurs disciplines, ce qui apporte un champ de vision varié.

La sexologie est donc une discipline jeune et novatrice, si l’on considère qu’ELLE est unique au pays et quand même encore marginalisée dans les [autres] universités

Interdisciplinaire oui, mais…

Il est vrai que d’avoir un corps professoral de milieux différents avec des champs d’études divers amène une compréhension globale de la sexualité humaine, ce qui est en soi très pertinent et novateur. Cependant, avoir une formation en sexologie uniquement à l’UQAM apporte également son lot de critiques.

Tout d’abord, en termes uniquement géographiques, l’accessibilité de la sexologie n’est pas la même comparativement à d’autres programmes qui se donnent dans plusieurs universités. Cela amène donc une accessibilité moindre, surtout pour les personnes venant de l’extérieur de la région de Montréal. Nous pouvons également ajouter qu’il peut être plus difficile d’entreprendre des études en sexologie, puisque le programme se donne uniquement à un seul endroit, concentrant donc les demandes d’admission et les possibles refus.

De plus, je ne crois pas qu’il soit idéal pour une discipline d’être uniquement donnée par une même institution. En effet, chaque université peut amener une vision différente, ce qui est essentiel dans le domaine scientifique. De plus, avoir des expertises différentes permet aux universités de se démarquer et ainsi d’offrir un programme original selon différents intérêts.

avoir des expertises différentes permet aux universités de se démarquer et ainsi d’offrir un programme original selon différents intérêts

En attendant un programme en sexologie à l’UQTR…

Ainsi, je crois que l’UQTR fait bonne route en basant son offre de cours en sexologie sur la psychologie. En effet, cela vient vraisemblablement chercher l’intérêt des personnes qui voudraient parfaire leurs connaissances de ces deux disciplines en même temps. Dans mes fantasmes les plus fous, je rêve d’un baccalauréat en sexologie, avec une concentration en psychologie, et vice-versa.

Cependant, en attendant qu’un programme plus complet en sexologie se donne ici, je dois malheureusement quitter Trois-Rivières pour parfaire mes connaissances dans le domaine. J’espère de tout cœur y voir un programme plus complet à l’UQTR dans les prochaines années, et qui sait, peut-être y enseigner à titre de chargée de cours!

1 commentaire

  1. Félicitations pour votre admission. Je lis vos chroniques régulièrement et j’espère que je pourrai continuer à vous lire ultérieurement. Bravo ! Et le meilleur des succès dans vos projets futurs.

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