L’art de monter une mayonnaise et autres propos comestibles: Faire autrement

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Le retour en classe est synonyme de plusieurs choses: les retrouvailles amicales après les vacances estivales, l’approche de l’automne et du temps des pommes… Mais qui dit rentrée scolaire, dit aussi dépenses substantielles, et ce, peu importe le niveau de scolarité.

À de nombreuses reprises, j’ai eu la très désagréable expérience d’entendre des parents se plaindre des couts élevés reliés à l’éducation de leur progéniture. Le commentaire qui revient le plus fréquemment? «Tu me coutes cher!» Cette petite remarque anodine, dite le plus souvent à la boutade, demeure néanmoins insidieuse et culpabilisatrice pour l’enfant. Elle illustre à quel point de nombreux parents ne semblent pas envisager les bénéfices à long terme de l’éducation. Il vaudrait mieux pour eux de considérer ces dépenses comme un investissement en l’avenir de leur enfant (et de la société), plutôt que de s’en plaindre.

Ce qui m’attriste le plus, ce sont les familles pour lesquelles l’achat des fournitures scolaires représente un véritable défi financier et qui doivent parfois choisir entre combler les besoins de base de leur famille ou acquérir les manuels scolaires des enfants. Manger ou s’instruire? Ce dilemme parental devrait amener certains parents à y penser à deux fois avant de dire à leur enfant «Tu me coutes cher!» Heureusement, plusieurs organismes se mobilisent afin d’enlever un peu de poids sur les épaules de ces parents en leur fournissant des paniers de vivres ou encore des sacs à dos remplis d’articles scolaires. C’est le cas de Moisson Mauricie, Centraide ou encore des Artisans de la paix. Je vous encourage fortement à leur donner des denrées non périssables ou des dons en argent afin qu’ils puissent poursuivre leur mission essentielle.

Les étudiants universitaires font également face à des situations financières précaires qui représentent un obstacle à la réussite de leurs études. De ce fait, l’UQTR propose de nombreux services pour les soutenir. L’un de ceux-ci est la Fondation de l’UQTR qui distribue de nombreuses bourses d’études universitaires. Détrompez-vous si vous croyez que seuls les étudiants les plus performants de leur cohorte ont accès aux bourses d’études, car à chaque type de situation correspond un type de bourse. Les bourses d’implication, de soutien ou sportive ne sont que quelques exemples du genre de bourses offertes par différents organismes, dont la Fondation de l’UQTR. Soyez à l’affut des nouvelles annonces de bourses sur le site des Services aux étudiants (www.uqtr.ca/sae) et n’hésitez pas à visiter le bureau de l’aide financière au 1260 Albert-Tessier pour obtenir davantage d’informations à ce sujet.

Bien qu’essentielles à la poursuite des études de nombreux universitaires, ces bourses ne constituent pas la seule manière de parvenir à ses fins. Si vous êtes de ceux qui savent user de créativité, il existe des moyens alternatifs pour subvenir à vos besoins. C’est exactement ce que prône l’Accorderie de Trois-Rivières. Je me suis entretenue avec Martino Vidot, président du conseil d’administration de l’Accorderie et vice-président de l’Association syndicale des travailleurs(es) étudiant(es) de l’UQTR (ASTRE) pour en apprendre un peu plus sur cet organisme. La mission de l’Accorderie est ambitieuse: lutter contre l’exclusion sociale et favoriser l’autonomie de ses membres en misant sur la coopération. Plus précisément, l’Accorderie revient à un système qui met au cœur de son fonctionnement le troc. Les accordeurs ne troquent pas d’objets, ils s’entraident en échangeant des services.

Manger ou s’instruire? Ce dilemme parental devrait amener certains parents à y penser à deux fois avant de dire à leur enfant «Tu me coutes cher!»

Grâce à la plateforme informatique de l’Accorderie, les usagers peuvent trouver un accordeur offrant le service dont ils ont besoin. Chaque accordeur qui rend un service accumule ainsi des heures échangeables contre un service d’un autre accordeur. De cette façon, une heure de rénovation pourra être utilisée pour suivre une heure de cours d’espagnol. Les accordeurs proviennent de tous les milieux, ce qui crée une grande variété dans les services proposés.

En plus des échanges de services, l’Accorderie a mis en place un système d’épicerie collective visant à réduire les factures alimentaires de ses participants. Des soupers collectifs sont aussi organisés pour créer des liens entre les membres. Durant l’automne, les ateliers allumés abordent des sujets aussi variés que la culture Heavy Metal ou la gestion d’un budget. Le 24 septembre, l’atelier Cuisiner équilibré pour les petits budgets permettra de découvrir les alternatives pour manger sainement sans se ruiner. Pour de plus amples informations au sujet de l’Accorderie ou pour devenir membre, vous pouvez consulter leur page Facebook ou leur site internet (accorderie.ca/trois-rivieres/).

Dans un tout autre ordre d’idées, le campus compte actuellement de nouveaux occupants. Effectivement, l’UQTR abrite désormais deux ruches d’abeilles en partenariat avec Miel des Trois-Rivières. La récolte de l’été sera disponible lors du Marché de Noël qui aura lieu en décembre dans le hall Gilles-Boulet du pavillon Albert-Tessier. C’est avec grand bonheur que l’on constate un désir d’innover au sein du campus. Néanmoins, plusieurs défis attendent toujours d’être relevés. Voyons ce que nous réservera la prochaine année!

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