Opinion: Conseil d’administration — Manque d’éthique et non-respect des politiques

0
Publicité

Auteur : Jean-Sébastien Berthelot

Au dernier conseil d’administration de l’AGE UQTR, un nouveau contrat de travail a été accepté par les administrateurs(trices). La restructuration administrative, suite au renvoi de l’ancienne directrice administrative, a mené à la création de nouveaux postes. La politique des ressources humaines de l’AGE demande à ce que tout poste vacant soit affiché à l’interne et à l’externe pendant une période de 10 jours ouvrables. Pourtant, pour un de ces nouveaux postes que je ne nommerai pas pour ne pas identifier la personne qui l’occupe, on a tout simplement décidé de le donner à un employé.

Pire encore, sur le comité d’embauche, aussi communément appelé «comité de négociation» dans la rhétorique AGE UQTRienne, se retrouvait à la présidence l’un(e) des ami(e)s de l’employé. Leur relation est bien connue de toute personne dont le militantisme dans l’AGE date de 2012-2013, ainsi que de plusieurs membres de l’exécutif. Le conflit d’intérêts n’est dénoncé nulle part dans les procès-verbaux de l’association. Bref, en plus de contrevenir à la politique des RH, on contrevient à l’éthique dans les instances tel que statué dans les statuts et règlements de l’association.

On vous dira que l’entente est bonne. Pourtant, lorsque l’on demande à voir l’entente: impossible, elle est sous huis clos. Les mêmes personnes qui ont laissé un individu en conflit d’intérêts gérer les négociations sont aussi celles qui nous disent de leur faire confiance.

Avec le renvoi de la directrice administrative en 2012, plusieurs changements sont survenus afin que les évènements qui ont mené au renvoi ne se reproduisent plus. Cependant, pour se faire, il faut que ces changements soient respectés. Également, l’embauche d’au moins quatre personnes de 2012 à aujourd’hui fait en sorte qu’il est difficile pour l’exécutif de dire qu’ils ne connaissent pas la politique des ressources humaines et ses différents articles. Même chose pour l’employé(e), puisque cette politique régit tous les contrats de travail. Pour ce qui est des relations d’amitié entre l’administrateur(trice) et l’employé(e), on a simplement fermé les yeux.

Ce manque flagrant de transparence, qui semble être typique à l’AGE UQTR, à voir le respect des mandats des Assemblées générales de 2012, a eu pour résultat un conseil d’administration prenant une mauvaise décision basée sur de mauvaises informations. Malgré cela, il est de la responsabilité du conseil d’administration de connaitre les différents statuts de l’AGE. Ils ont donc la responsabilité de cette décision.

J’en appelle donc aux administrateurs(trices) de convoquer un CA spécial afin de rectifier la situation pour respecter les statuts et règlements, ainsi que les politiques de l’AGE ou de voir la situation être gérée par l’Assemblée générale. L’AG n’a peut-être pas son mot à dire concernant l’embauche d’employés, mais lorsque les règlements et l’éthique sont bafoués, elle se devrait de trancher.

Publicité

REPONDRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici