Patriotes – Soccer : Quart de finale haut en émotions

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Les Patriotes amorcent le tournoi du bon pied. Photo : Ariane Samson

Les Patriotes commençaient ce jeudi leur aventure au championnat canadien en affrontant les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique.

Les Thunderbirds sont dotés d’une attaque dévastatrice. Leur jeu défensif, par contre, n’est rien d’exceptionnel. Une bonne défensive, certes, sans quoi ils n’auraient pas atteint ce championnat, mais pas une défensive se démarquant parmi les huit équipes présentes à Montréal cette semaine.

À l’opposé, les Patriotes misent sur une bonne offensive, mais sont surtout reconnus pour leur défensive intraitable et leur gardien étoile, Félix Clapin-Girard. On pouvait donc s’attendre à toute une confrontation.

Champions de la saison et des séries dans la ligue universitaire de l’ouest du Canada, les Thunderbirds ont une impressionnante histoire en championnat canadien, avec un total de 13 titres de champions, le dernier remontant à 2013. Les Patriotes, possédant une seule médaille de bronze en deux participations au championnat, et ayant perdu la finale des séries après avoir terminé la saison au sommet du classement, n’étaient pas vus comme favoris par la plupart des gens.

Après plus d’une heure de retard due à la neige s’abattant sur le CEPSUM de l’Université de Montréal, le match est lancé. Dès le début, on assiste à un match à haute vitesse où le jeu est robuste. Les Patriotes profitent de la première vraie chance de marquer alors que Maxime Boucher rate de peu de la tête. Boucher manquera une occasion similaire un peu plus tard en première demie.

Les Thunderbirds répliquent avec des chances de marquer tout au long de la première demie. Souvent repoussés par la défensive solide des Patriotes, Clapin-Girard doit également faire justice à son titre de meilleur gardien universitaire au Canada avec quelques sorties synchronisées à la perfection.

Le score est toujours nul à la mi-temps, alors qu’il pourrait bien être de 3 à 0 pour l’une ou l’autre des équipes si les Patriotes n’avaient pas manqué d’opportunisme ou si Clapin-Girard n’avait pas connu une période digne d’un gardien professionnel.

Les deux équipes reprennent les hostilités sous le regard d’un officiel passif, dont la qualité du travail est remise en question par plusieurs. Malgré d’énormes tentatives de lui accorder le bénéfice du doute, force est d’admettre que le niveau d’arbitrage est loin de celui escompté dans une partie de ce calibre alors que les fautes non-signalées s’accumulent d’un côté comme de l’autre.

« Il faut maintenant penser au match de demain !»

-Jean-Simon Cournoyer

Les Patriotes sont affamés et jouent du soccer inspiré en début de deuxième. C’est une équipe en pleine symbiose qui orchestre le premier but du match. Plusieurs joueurs mettent la main à la pâte pour préparer la séquence complétée par une tête de la recrue Gabriel Balbinotti, qui inscrit le premier but de sa carrière universitaire.

Le jeu des Patriotes se resserre ensuite. Ils essuient coup sur coup les attaques adverses afin de préserver leur maigre avance. Les Thunderbirds donnent des sueurs froides aux joueurs et aux partisans des Patriotes sur plusieurs attaques successives après le but, mais Clapin-Girard et la solide ligne de défense gardent le fort.

La profondeur de la formation de Shany Black se révèle ensuite être capitale à deux niveaux. D’abord, elle permet à l’entraîneur d’envoyer des jambes fraîches sur le terrain à des moments stratégiques, lui qui utilise les six substitutions autorisées contrairement à son homologue qui n’en utilise qu’une. De plus, ces substitutions permettent de préserver la forme des éléments partants qui auront une autre grosse commande devant eux demain. Avec l’aide des joueurs substituts, les Patriotes ont effectivement tenu bon et participeront ainsi à la demi-finale!

« On s’est battus jusqu’au bout, ça n’a pas été facile », affirme le capitaine Jean-Simon Cournoyer. Il ajoute que l’équipe s’est bien adaptée face au style de jeu de l’ouest canadien, elle qui a eu l’avantage au niveau des récupérations de ballon et qui a provoqué de nombreux revirements. « Il faut maintenant penser au match de demain », termine-t-il.

Ils y affronteront les Ravens de Carleton, équipe qui a trôné au sommet du classement national pour la grande majorité de la saison. La partie sera webdiffusée sur le site du réseau Supports à compter de 16h ce vendredi 8 novembre.

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